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Article de Fabrice Robert publié le 4 janvier 2011

Le succès de l’opération « Apéro saucisson Pinard » du 18 juin 2010 avait ouvert de nouvelles perspectives au-delà de toutes nos espérances. Ce rassemblement, qui avait réuni des personnalités de sensibilités différentes – des gens de gauche et des gens de droite, des républicains et des déçus de la république – avait posé les fondations d’une nouvelle Résistance aux contours encore un peu flous. Cette initiative n’aurait sûrement jamais pu voir le jour sans cette rencontre un peu improbable – au mois de mai à Paris – entre Pierre Cassen, Christine Tasin, Bruno Larebière et moi-même. Au-delà de certaines divergences évidentes entre responsables républicains laïcs et responsables identitaires, nous savions que nous partagions les mêmes analyses face au développement de l’Islam en Europe.

Nous décidâmes alors d’organiser ensemble un « Apéro-saucisson Pinard » dans le quartier de la Goutte d’Or afin de dénoncer les occupations illégales de rues pour la prière musulmane dans le silence assourdissant des autorités politiques et médiatiques. Premier projet commun, premier succès. La polémique fut telle que cette initiative traversa rapidement les frontières pour se transformer en buzz mondial. Interdit par la préfecture, le rassemblement se déplaça – sous haute tension – vers l’Arc-de-Triomphe. Ce sont alors plus de 800 personnes qui bravèrent les interdits pour dire leur refus de l’offensive de l’Islam en France.

Que retenir de l’événement du 18 juin 2010 ? Cette opération a permis de faire bouger les lignes de manière considérable. Mais, surtout, nous avons contribué à libérer la parole sur la question de l’islamisation de la France. Il suffisait de voir le nombre de réactions des internautes sur les milliers de sites qui évoquaient notre initiative. Au final, près de 80 % de Français s’étaient alors déclarés favorables à notre initiative.

Après ce formidable succès, il convenait de se retrouver pour faire un bilan. C’est ce que nous fîmes courant juillet. Le constat était sans appel. L’alliance Bloc identitaire – Riposte Laïque avait bien fonctionné, une totale confiance régnait entre les principaux protagonistes et nous avions envie de continuer à travailler ensemble. Là était l’essentiel. Chacun allait continuer à agir dans sa sphère d’influence mais il ne fallait pas exclure une prochaine collaboration. Et c’est à ce moment-là que fut évoqué – dans le calme du Périgord – le projet d’organiser une grande journée à Paris en décembre autour de la laïcité et de la défense des valeurs de notre civilisation. Le projet nous séduisait, nous décidâmes de laisser mûrir l’idée et de refaire un point en septembre.

Le mois d’août passé, nous nous retrouvâmes donc, comme convenu, à Paris. Ce projet d’Assises sur l’islamisation restait capital à nos yeux malgré sa complexité de mise en œuvre. Les délais étaient assez courts. Il fallait trouver une salle à Paris et nous devions dresser rapidement une liste d’orateurs potentiels puis les convaincre de venir, sachant que nous avions dès le départ l’ambition de donner une dimension internationale à l’événement.

Nous avons décidé de foncer à un moment où très peu autour de nous croyaient à la faisabilité du projet. La répartition des rôles était claire. Nous avions trois mois devant nous. Le compte à rebours déclenché, nous nous sommes démené chacun de notre côté pour faire de ce rendez-vous une réussite totale.

Très vite, une première liste d’orateurs a vu le jour. Le projet suscitait un réel enthousiasme et l’événement commençait à prendre forme. Les intervenants avaient des profils très variés. Des féministes, des militants laïcs, des syndicalistes, des Identitaires. Du jamais vu en France ! Par ailleurs, nous savions que nous pourrions déjà compter sur des orateurs de plusieurs pays dont le Danemark, les Pays-Bas, la Belgique, l’Angleterre ou encore la Russie. Grande nouvelle : Oskar Freysinger, l’homme de la votation contre les minarets en Suisse, venait de donner son accord pour venir prendre la parole à nos Assises. C’est aussi la première fois qu’il s’exprimerait en France. Quelques semaines après le nouveau succès de la votation sur les délinquants étrangers, lancé par l’UDC en Suisse, l’événement était de taille.

Nous avions décidé d’organiser ces Assises le 18 décembre, soit six mois exactement après le fameux apéro saucisson pinard du 18 juin.

Dans un premier temps, il y eut peu de réactions hostiles à nos Assises, si ce n’est de la part de sites musulmans relativement confidentiels. Comme si des consignes avaient été données pour ne pas faire trop de publicité à cet événement. Et c’est finalement à une semaine des Assises que la machine médiatique s’est emballée. Après quelques obscurs élus du 12e arrondissement de Paris, après le Mrap, la LDH ou encore SOS Racisme, c’est Bertrand Delanoë – le maire de Paris – qui est entré dans la danse en demandant au préfet d’interdire notre rassemblement. Des collectifs anti-Assises ont vu le jour dans lesquels on y retrouvait aussi bien le NPA que SUD-Rail… Des contre-manifestations étaient annoncées et certains islamistes menaçaient les responsables de l’Espace Charenton de mobiliser les frères des quartiers.

A quelques jours des Assises, la pression était à son comble. Et il n’était pas inconcevable de voir le préfet interdire l’événement la veille. Il fallait pourtant gérer toute la partie logistique : les contacts avec la préfecture, le service d’ordre, la sécurité des intervenants, la gestion des journalistes, l’organisation à l’entrée (billetterie, badges nominatifs, etc.), la mise en place du plan B que nous avions prévu (une spécialité identitaire !), la retransmission en direct sur le Net que nous avions souhaitée pour donner le plus de visibilité possible à cette journée, etc.

Pour clore le tout, Météo France annonçait des conditions climatiques très difficiles avec un fort épisode neigeux sur une partie de la France. Le public allait-il pouvoir se déplacer ? Les intervenants – notamment ceux venant de loin – allaient-ils réussir à nous rejoindre ? Autant dire que jusqu’au bout, ces Assises ont été organisées dans des conditions épiques. Peu de sommeil, beaucoup de stress et, au final, un événement que l’on peut qualifier d’historique. Comme pour confirmer que les plus grands succès ne s’obtiennent qu’avec une détermination sans faille.

Le 18 décembre 2010, ce sont plus de mille personnes qui se sont donné rendez-vous dans une salle restée comble toute la journée. Pendant ce temps, quelques dizaines de contre-manifestants tentaient difficilement de faire bonne figure pour masquer l’échec de leur mobilisation. Dans la salle, au chaud, le public a pu tranquillement écouter les discours très variés de personnalités de France et d’Europe venues pour appeler à lutter contre l’islamisation de notre sol. Des orateurs aussi différents que Pascal Hilout, Jacques Philarchein, Halim Akli (lu par Christine Tasin), Carl Pincemin, Marie-José Letailleur, Jean-Paul Gourevitch, Aldo Mungo, Anders Gravers, Timo Vermeulen, Tom Trento, Michèle Vianès, Arezki Bakri, Elena Tchoudinova, René Marchand, Elisabeth Wolff, René Stadtkewitz, Oskar Freysinger, Arnaud Gouillon, Anne-Marie Delcambre (invitée surprise), Anne Zelensky, Renaud Camus, Christine Tasin, Pierre Cassen et moi-même.

Dans le même temps, ce sont plus de 300 000 personnes qui ont pu écouter les discours, dans le monde entier, grâce à la retransmission en direct sur Internet. Dès le lendemain, les discours avaient été visualisés 600 000 fois et quelques jours plus tard, plus d’un million de fois. Une véritable prouesse technique, inédite en France dans le champ politique, et qui démontre une nouvelle fois la maîtrise des Identitaires dans le domaine des Nouvelles technologies. Une performance qui représente un véritable pied de nez aux censeurs qui avaient voulu interdire notre rassemblement. Réduits à quelques dizaines dans la rue, incapables de renouveler leur discours, dépassés par les événements, ils ont dû assister impuissants au succès de nos Assises suivies, sur place ou à distance, par plusieurs centaines de milliers de personnes.

Curieusement, AUCUN média n’a évoqué cette retransmission en direct. Et la presse audiovisuelle a consacré plus de temps d’antenne aux opposants qu’aux organisateurs des Assises sur l’islamisation. Les reportages les plus complets ont été diffusés… sur des chaînes arabes et iraniennes comme Al Jazeera et Al Arabia… Le malaise est donc flagrant, la liberté d’expression inexistante, mais le mur des certitudes et des idéologies se fissure. La votation suisse contre les minarets, la progression de la Ligue du Nord en Italie ou encore le succès du livre de Thilo Sarrazin, en Allemagne, montrent que les Français ne sont pas les seuls à s’inquiéter de la progression d’une idéologie politico-religieuse de plus en plus agressive. Nous sommes en phase avec les attentes de l’opinion et les digues médiatiques ne tarderont pas à sauter.

Les Assises sur l’islamisation de l’Europe ont été un véritable triomphe. Oui, ces Assises répondaient à une attente du peuple français et, au-delà, de tous les peuples européens, tant pour accéder à une description sincère de la réalité de l’islamisation en cours de notre continent que pour entendre le message d’espoir de la résistance européenne.

L’alliance entre organisations laïques et identitaires, de gauche, de droite ou du dehors, doit aller crescendo, car le rassemblement de tous les résistants face aux dangers que l’islam fait peser sur la civilisation européenne, sur notre héritage, notre culture, nos traditions, nos institutions et notre mode d’organisation sociale, est la condition de notre survie.

A Paris, ce 18 décembre 2010, est né un mouvement de résistance européenne à l’islamisation. Le combat pour la défense de nos libertés et de notre identité ne fait que commencer !

Comme à Vienne et à Poitiers, si la détermination est de notre côté, la victoire sera au rendez-vous !