Quick_Avignon

Le Parisien

édition du 10 mai 2011

Après avoir passé une partie de son année 2010 a porté plainte contre Quick et ses fast-foods halal, Charles Aslangul a vu d'un bon oeil la décision, mardi, du parquet de Créteil. Une juge d'instruction a été chargée d'enquêter sur l'offre entièrement halal de certains restaurants Quick, après la plainte pour discrimination de cet élu UMP de Bry-sur-Marne (Val-de-Marne).

«Le parquet a ouvert fin avril une information judiciaire pour discrimination dans l'offre ou la fourniture d'un service et une juge d'instruction a été désignée le 5 mai», a indiqué une source judiciaire, précisant que cette procédure était «un peu automatique».

En août 2010, l'enseigne de fast-food Quick avait décidé d'étendre son offre 100% halal à 22 de ses restaurants, dont deux dans le Val-de-Marne (à Créteil et Villiers-sur-Marne), suscitant la grogne de certains élus. Parmi eux, Charles Aslangul, 22 ans, président de l'association l'Ordre républicain et élu UMP à Bry, avait déposé trois plaintes en cinq mois. La première l'avait été en mars 2010 à Créteil, classée sans suite. Il était  revenu à la charge avec une plainte avec constitution de partie civile. «L'ouverture d'une information judiciaire est un peu un aboutissement», s'est-il réjoui. «L'enjeu c'est de dénoncer une offre discriminatoire et anti-républicaine, sans stigmatiser une frange de la population. Le but ce n'est pas d'enfermer les musulmans dans la diabolisation ou d'interdire l'offre halal, mais de garantir le libre choix», a-t-il ajouté.

En 2010, Charles Aslangul avait par ailleurs été convoqué devant le délégué du procureur de Créteil pour avoir tapissé plusieurs enseignes Quick d'autocollants hostiles à l'offre « 100% halal ». Le parquet avait toutefois renoncé à le citer devant le tribunal. En septembre 2010, un mouvement régionaliste d'extrême droite avait lui aussi déposé plainte à Strasbourg pour « discrimination » contre l'enseigne Quick.