Smet_Flandre

La Libre Belgique

édition du 13 mai 2011

Le ministre flamand de l'Enseignement Pascal Smet a supprimé le financement d'un projet associatif permettant à des écoliers de familles issues de l'immigration de suivre certains cours de l'enseignement néerlandophone à Bruxelles dans leur langue maternelle.

L'asbl Foyer, qui a annoncé cela vendredi, a lancé il y a trente ans les projets OETC (pour "Onderwijs in Eigen Taal en Cultuur", enseignement dans ses propres langue et culture) à destination des enfants de maternelle ou de primaire, via l'asbl "Werkgroep Immigratie".

L'école primaire de Sint-Joost-Aan-Zee à Saint-Josse-ten-Noode propose ainsi des cours en turc. L'asbl Foyer souligne que cette approche a facilité la transition de nombre d'élèves vers l'enseignement secondaire général, 90 pc des élèves concernés parvenant à décrocher leur diplôme de fin de secondaire, alors que ce taux chute à 70 pc chez les élèves issus de l'immigration n'ayant pas participé à ces projets. Le subside annuel était de 400.000 euros. La décision de le supprimer a été "mûrement réfléchie", selon Pascal Smet.

Il se base sur une analyse de son administration qui reconnaît certes qu'une meilleure connaissance de la langue parlée à la maison améliore celle de la langue d'instruction, mais met l'accent aussi sur d'autres critères de réussite comme le niveau d'instruction des parents. A ce sujet, il doute de l'intérêt de projets en italien ou en espagnol comme il en existe aussi.

"Nous développons actuellement une autre politique des langues, dans laquelle seront intégrées les expertises des gens de l'OETC', assure-t-il.