Article de Pascal Praplan publié le 28 mai 2011
L'UDC du Jura bernois renonce à inviter la présidente du Front national, tandis que l'anti-islamiste hollandais ne pourra pas s'exprimer à Savièse.

A force, on finirait par se demander s'il n'y a pas une systématique électorale derrière la chose. Qu'on en juge plutôt : quelques jours après que le Conseil communal de Savièse refusait au conseiller national UDC Oskar Freysinger la venue publique du très controversé Geert Wilders, fondateur du parti d'extrême droite hollandais PVV, c'est l'UDC du Jura bernois qui renonce à inviter Marine le Pen à sa soirée du 24 juin. Selon "L'impartial" du jour, la section  du parti agrarien avance "de nombreuses menaces émanant de groupuscules anarchistes et d'extrême gauche". Du côté de Savièse, ce sont les autorités locales qui sont revenues sur une première autorisation après avoir reçu une demande pour une contre-manifestation.

L'UDC a dès lors beau jeu, avec M. Freysinger, de crier au "scandale" et à la "liberté d'expression bafouée", comme le relève "Le Nouvelliste" du 27 mai. Mais tout n'est pas perdu. Il reste de nombreuses personnalités plus ou moins sulfureuses à inviter de par le monde. Et puis M. Wilders viendra tout de même en Valais, puisqu'il s'exprimera à Sion dans les caves de Dominique Giroud - "catholique traditionaliste et proche ami de l’élu UDC" souligne "Le Temps".

Notons enfin qu'en guise de consolation, l'UDC du Jura bernois aura comme "guest star" à sa soirée du 24 juin à Reconvilier... Oskar Freysinger en personne, auquel Mme Le Pen porterait un vif intérêt.