Aubry_GueriniL'auteur ou les auteurs de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici

24 Heures/actu.com

édition du 29 août 2011

Interrogée hier pour le « Grand rendez-vous » Europe1/Le Parisien/Itélé, Martine Aubry s’est exprimée sur l’affaire Guerini qui touche son parti.

Alors qu’elle était encore à la tête du PS jusqu’au 28 juin 2011 (et qu’elle y est toujours, d’ailleurs, puisqu’elle n’a cédé sa place à Harlem Désir que « provisoirement »)  et que l’affaire Guerini est connue depuis 2009, la candidate à la présidentielle a déclaré qu’elle « ne connaissait rien à ce dossier ». Une bonne blague ?

Visiblement embarrassée, Martine Aubry s’est empressée de lâcher son camarade : « Jean-Noël Guerini n’est pas un de mes soutiens », a-t-elle ainsi déclaré avant de souhaiter que Jean-Noël Guerini démissionne s’il est reconnu coupable par la justice : « si la justice tranche, je lui dirai -il le souhaitera de lui-même je l’espère – qu’il se mette en congé du PS ».

Toujours concentrée sur des élections primaires dont la victoire s’éloigne un peu plus chaque jour, Martine Aubry a ensuite essayé, avec aussi peu de finesse que d’élégance, de déplacer la responsabilité de l’affaire sur les épaules de son concurrent et prédécesseur à la tête du parti, François Hollande, en regrettant que la fédération des Bouches-du-Rhône n’ai pas été nettoyée « avant ».

Lorsqu’elle était encore aux manettes du PS, Martine Aubry était restée étrangement silencieuse (et inactive) sur l’affaire Guerini, si bien que Jean-François Copé avait dénoncé la « loi du silence » des responsables du PS sur ces affaires de malversations touchant à des marchés publics.