Parlement_europeen_Bruxelles

Bruno Gollnisch

Le nouveau sommet qui s’est tenu à Bruxelles hier n’est pas parvenu –c’était prévisible- à dégager une position partagée à l’unanimité par les pays membres sur un changement du traité de l’UE pour réformer la zone euro ; le Royaume-Uni et la Hongrie ont dit « non». Un échec masqué par l’annonce d’un accord pour renforcer la discipline budgétaire dans la zone euro qui n’a donc été adopté que par les 17 membres de l’Union monétaire et six autres pays « volontaires ». Mais n’en doutez pas, pendant la tempête cette Europe ne faiblit pas sur ses (mauvais) principes. Au nom d’une idéologie égalitariste qui n’est en fait que l’odieux travestissement du principe d’égalité, la Cour européenne de justice avait exigé, dans une décision rendue début mars, que les assureurs ne puissent plus pratiquer de différenciation tarifaire entre hommes et femmes après le 21 décembre 2012. Une directive européenne de 2004 interdisait déjà de prendre en compte le critère du sexe pour calculer les primes et les prestations d’assurances, mais plusieurs dérogations existaient.

Pourtant,  l’interdiction prévue à la fin de l’année prochaine de toute différence de tarif entre sexes créerait de nouvelles discriminations, d’après une étude du Comité européen des assurances (CEA) publiée hier par des consultants indépendants de Oxera. Elle montre que cette interdiction va automatiquement augmenter le coût des assurances… pour les femmes comme nous l’annoncions sur ce blog il y a déjà plusieurs mois.

gollnisch.com le 09/12/2011

Les jeunes conductrices françaises pourraient voir leurs primes d’assurance augmenter de 9% fin 2012, alors que selon un rapport (2007) de l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, les femmes ont trois fois moins de risques d’être tuées et 1,7 fois moins de risques d’être blessées sur la route que les hommes. Il en va de même pour les assurances-vie, santé et retraite, les femmes vivant en moyenne 6,7 ans de plus que les hommes.

Mais il est vrai aussi que les théories les plus aberrantes trouvent grâce au sein des structures européistes, à commencer par celle du Gender, qui pose comme principe que toute identité sexuelle différenciée est une construction socio-culturelle, laquelle expliquerait uniquement les différences d’aptitudes entre hommes et femmes. A cette aune la qualité d’homme ou de femme est sujette à caution…

Toujours au nom de cette même idéologie égalitariste qui va souvent de pair avec le cosmopolitisme a souvent souligné Bruno Gollnisch, il est tout aussi clair que la qualité de citoyen français est aussi une notion assez floue pour la gauche. Nous en avons eu une nouvelle démonstration hier avec l’adoption par le Sénat, par 173 contre 166, de la proposition de loi de la majorité PS-PC-EELV et radicale accordant le droit de vote aux étrangers non communautaires aux municipales. L’occasion d’un de ces débats houleux qui accrédite l’idée d’une opposition réelle entre majorité présidentielle de droite et opposition de gauche.

Certes, l’universitaire franco-turque-israélienne Esther Benbassa (EELV), rapporteur emblématique de ce projet , n’ a pas manqué de lire à la tribune, sous les regards gênés des élus de droite, de Claude Guéant et de François Fillon, les déclarations en faveur du droit de vote des immigrés prononcées il ya encore peu de temps par Eric Besson, Brice Hortefeux, Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy…Mais c’était avant la remontée du FN dans les urnes et de Marine Le Pen dans les sondages qui était hier devant le Sénat pour y faire entendre la voix des nationaux –voir la vidéo sur le site du FN.

En attendant, les sarkozystes se frottent les mains, tant ce droit de vote, que les immigrés n’ont d’ailleurs jamais réclamé, est rejeté par les Français et enferme la gauche dans une xénophilie caricaturale et un mépris du peuple souverain qui ne l’est pas moins. Certains commencent même à se demander si la gauche veut vraiment gagner les élections en 2012, ou si elle espère une victoire de Sarkozy qui aura ainsi la charge de se coltiner une situation économique et sociale plus que problématique  dans le schéma euromondialiste actuel…

Au grand désarroi des « faiseurs d’opinion », il est d’ailleurs à noter que contrairement au sondage BVA « officiel » réalisé sur le sujet fin novembre et tendant à démontrer que six Français sur dix sont favorables à ce droit de vote des étrangers non Européens aux élections locales, les sondages en ligne effectués par un certain nombre de médias (France soir, Le Figaro) apportent des résultats diamétralement opposés.

Un article du Post notait encore aujourd’hui que les sondages en ligne sur des sites de médias, faisant état eux aussi d’une très forte majorité de Français opposée à ce droit de vote, ont été purement et simplement passés à la trappe au bout de quelques heures ou ont subi en quelques minutes un retournement de tendance pour le moins curieux. Idéologiquement et politiquement correct, quand tu nous tiens…