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Tribune libre d’Eric Domard, Directeur de cabinet de Marine Le Pen, membre du Bureau politique du Front National du 22/12/2011

Il faut analyser l’ADN politique des Verts pour comprendre leur aversion obsessionnelle du patriotisme et de tout ce qui se rapporte à la Nation.

Cette francophobie assumée et revendiquée d’Eva Joly est la marque de fabrique d’une organisation politique qui a délaissé depuis bien longtemps la simple cause environnementale pour porter les combats dogmatiques de l’extrême-gauche.

Il est loin le temps où une majorité de militants verts se reconnaissaient dans le slogan « ni droite ni gauche », lancé à la création du mouvement en 1984 par Antoine Waetcher. En 2003 après de multiples mutations idéologiques, ils n’étaient plus que 14 % à se retrouver sur cette ligne.

Le « virage à gauche toute » engagé par Dominique Voynet, Gilles Lemaire, Noël Mamère, ou encore José Bové, ont fait apparaître ce mouvement pour ce qu’il est réellement, un pseudopode gauchiste et libertaire du Parti socialiste, mâtiné de sentimentalisme universaliste et allergique à toute référence nationale.

La France voilà l’ennemi, tel est le mot d’ordre des Verts, devenus aujourd’hui Europe-Ecologie Les Verts. Les mots ont un sens et ce choix n’est pas anodin. Fédéralistes jusqu’auboutistes, les écologistes sont internationalistes avant d’être Français. Citoyens du monde pour reprendre la doxa mondialiste mais avant tout véritables francophobes.

 

Le paradoxe n’en est pas moins saisissant quand on prétend, à l’instar d’Eva Joly, se présenter à l’élection présidentielle française. Pas un mot, par une pensée pour les préoccupations et les souffrances profondes des Français. Mme Joly, reprend à la virgule près les discours xénomaniaques de ses prédécesseurs qui ont participé à ce scrutin.

En 2007 les Verts proposaient déjà de « donner le droit de vote et d’éligibilité aux résidents étrangers à toutes les élections », de « régulariser tous les sans-papiers », « d’abroger la double peine ».

Cinq ans plus tard, le projet présidentiel d’Eva Joly prévoit la régularisation en continu des clandestins et les sénateurs verts ont défendu il y a quelques jours une proposition de loi accordant le droit de vote et d’éligibilité pour les étrangers.

Quand la classe politique court, affolée, derrière la proposition de Marine Le Pen d’acheter français pour relancer la production nationale et sauver les PME-PMI du gouffre, les Verts hurlent au « nationalisme », refusant de protéger le marché français pour s’en remettre à l’Europe dont la politique ultra-libérale a conduit à la destruction de 500 000 emplois industriels.

L’internationalisme forcené, cette boussole idéologique des Verts, surgit dans chaque intervention d’Eva Joly. Il en est ainsi quand la candidate clame son admiration pour « l’Europe lorsqu’elle protège les pêcheurs de Guinée contre les intérêts des multinationales », feignant d’oublier que l’Europe de Bruxelles a par sa folle politique bureaucratique et interventionniste, planifié la liquidation des pêcheurs français.

Dans le monde nouveau sans repères ni racines idéalisé par les Verts, tout ce qui rappelle de près ou de loin l’appartenance à une patrie charnelle doit être démantelé et nié. Jusqu’aux symboles qui unissent dans le souvenir des sacrifices des générations de Français. La suppression du défilé militaire du 14 juillet voulue par Eva Joly va dans ce sens. Tout comme l’acharnement contre l’unité et l’indivisibilité de la République française. Porte-voix des régionalismes sécessionnistes, Eva Joly « veut que chaque région puisse avoir un statut différent en fonction de ses revendications » et dénonce « la volonté hégémonique d’imposer l’unique langue française ».

Le totalitarisme n’est jamais éloigné du dogmatisme et les Verts ont une vision très subjective du respect des lois républicaines. Défenseur des clandestins, ils invitent régulièrement les élus à s’opposer aux expulsions des étrangers en situation irrégulière. De même, les appels à la désobéissance civile qui n’est rien que moins que la transgression des lois de la République font partie du vocabulaire politique des verts.

Alors que la montée des revendications communautaristes et les pressions des groupes politico-religieux n’ont jamais autant menacé les fondements de la République, les Verts, en refusant toute législation prohibant le port de vêtements religieux dans la sphère publique ont choisi leur camp : celui des adversaires de la laïcité, des prosélytes de l’islamisme ostentatoire et provocateur.

A l’heure où les Français vont être appelés à choisir le président de la République et les députés qui conduiront la politique de la Nation, il est important d’appréhender le mouvement pseudo écologiste pour ce qu’il est réellement : un rassemblement hétéroclite de militants francophobes et foncièrement anti-républicains.