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Libres propos de Gilbert Collard du 06/02/2012

C’est tout le système qui se sent menacé par l’élection possible de Marine le Pen. Un système dépassé et méprisant pour au moins 20 %, et peut-être plus, d’électeurs et d’électrices à qui les grands principes disent d’aller se faire voir.

Le journal du dimanche s’en est  allé jusqu’à  tester l’hypothèse dans laquelle Marine ne serait pas candidate : deux bénéficiaires, Sarkozy et Bayrou, et surtout Sarkozy ! A qui profite le crime contre la libre expression du suffrage universel ?

 A vouloir jouer avec l’histoire au point de croire qu’on peut la truquer, la violer, le président de la République des manigances risque de jouer avec le feu et de subir un retour de flamme. Il s’imagine que l’on peut impunément prendre les français pour des cons, il se trompe gravement !

Toute une stratégie, qu’il faut dénoncer, a été vicieusement mise en place, pour assurer, coûte que coûte, la réélection du tricheur, et ses complices croient jouer finement…

D’abord, on diabolise, à l’aide des communicants qui traquent l’événement qui, même faux, peut se prêter à la polémique, à l’association malfaitrice des idées, à la rengaine fascisante, nazifiante, comme ce fut le cas pour le bal de Vienne, interdit par leur maitre en propagande, l’ignoble Adolphe.

On passera sous silence que deux membres de cette fraternité d’étudiants furent du complot contre le monstre.

On utilise comme rampe de lancement médiatique Sos racisme, une association aidée financièrement autant par la droite que par la gauche, dont la démarche profite, crois- t-on, autant à l’une qu’à l’autre. On est certain que la presse relayera. On lâche, BHL, à la retraite des idées depuis le siècle des lumières, qui a une main droite qui trifouille chez Sarkozy et  une main gauche qui tripatouille chez Hollande, en toute pureté, bien sûr. On exhume un intellectuel de service qui vient pérorer. On laisse ensuite cracher les humoristes, toujours indépendants, toujours drôles, sur les radios et les télévisions, comme si de rien n’était puisqu’ils sont drôles. Sous une forme ou sous une autre de grimace, ils passent le message, Marine c’est Hitler, ses électeurs des cons, ses soutiens des merdes, ses idées de la vomissure ; ils créent l’ambiance répulsive. Ils se moquent des autres, évidement, mais le langage n’est pas le même, la haine drolatique n’y est pas.

Le champion, c’est sans aucun doute Ruquier, le chouchou du service public, qui multiplie les émissions, et qui s’en donne à cœur joie de présenter Marine comme une merde et le front comme une officine nazi. Même s’il a un humour souvent anal, sa merde fait mouche à longueur d’émission.

Tout cela serait innocent, du spectacle, du divertissement. Mais allez demander à des élus qui tremblent qu’on se moque d’eux, qu’on les brocarde,  qu’on les associe, en riant bien sûr toujours, à la croix gammée ou à la merde, d’apposer leur signature ? Allez demander à des élus à qui on fournit le faux prétexte moral de dire non et qui subissent des pressions de toutes sortes, de dire oui !

Un jour, toute cette magouille médiatique et politique sera analysée. On y verra clair, et, alors, rira bien qui rira le dernier. En France, on dit qu’il faut mettre les rieurs de son côté, c’est vrai, mais tant qu’ils ont envie de rire.

Je crois que beaucoup de françaises et de français n’auront plus envie de rire si Marine est empêchée d’être candidate, si on braque leur bulletin !

On est en train, sous nos yeux, de bâillonner le suffrage universel par la caricature et la pression. Si Marine n’avait pas ses signatures, ce que je persiste à ne pas croire, il y aura des lendemains démocratiques, des explications à fournir, des comptes à rendre au peuple volé. Les mêmes qui font pression diront alors aux refusants, d’aller se démerder avec leurs électeurs !  Ils n’auront jamais fait pression sur eux, qu’ils assument !

 Le système a peur. Il a peur de la vérité. Il a peur du changement. Il a peur de la France !

Encore un exemple : Valérie Pecresse ?  interrogée dans le cadre de l’émission C/ politique sur l’anonymat des parrainages demandés par Marine le Pen, répond, après avoir chanté son attachement au Général, qu’elle n’aime pas trop ce qui est anonyme car cela renvoie à une mauvaise époque,  dit-elle en gros, je cite de mémoire. Petit moyen encore subliminal de faire un lien entre Marine et le Maréchal, sauf que c’est le Général qui avait voulu l’anonymat ! On se rend bien compte que nous avons affaire à une ligne de propagande pour empêcher la démocratie de s’exprimer

Ils sont prêts à tout. Même au rapt électoral !

Source : Le Blog de Gilbert Collard