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Communiqué de Presse de Valérie Laupies, Conseiller de Marine Le Pen en charge de l’Ecole du 06/02/2012

François Bayrou vient de présenter ses inquiétantes propositions pour l’école. Elles sont dans la continuité de son ministère de l’inaction quand il fut, pendant quatre ans, à l’Education nationale. Il a alors laissé se poursuivre les dérives pédagogistes commencées en 1968. Il n’a pas remis en cause la loi Jospin de 1989, qui a transformé l’école en lieu de vie en y mettant l’élève en son centre. Il s’est simplement soumis aux syndicats et aux coteries internes.

Aujourd’hui, son jargon montre qu’il n’a pas changé. Ainsi, si l’élève « est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit ». On dirait du Philippe Meirieu. Ou encore : « des étudiants recevront une bourse pour se familiariser avec l’enseignement et servir de « grands frères ». On dirait du Julien Dray. Et enfin : « Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi. » On dirait du Jack Lang.

François Bayrou se dit aussi « déterminé à persuader l’inspection générale de rétablir la chronologie » dans l’enseignement de l’histoire. Réforme de bon sens, mais en demandant par avance l’autorisation des coteries internes, les dérives ne pourraient que se poursuivre. D’ailleurs, il se propose de reconstituer les IUFM. Enfin, il veut que dans le primaire, l’enseignement du français occupe la moitié du temps. Mais, en même temps, il veut encore réduire les horaires. Cela ne rétablirait donc pas la situation antérieure. Entre 1976 et 2004, les heures consacrées à notre langue, dans l’ensemble primaire et collège, sont passées de 2800 à 2000.

Seule Marine Le Pen veut remettre l’école sur ses pieds en rétablissant l’autorité du maître et en replaçant en son centre la transmission des connaissances. Le travail, l’effort et le mérite sont les vertus qui fondent la République et qui instituent le citoyen. Elles s’apprennent tout au long de la scolarité. Elles seules permettent une véritable égalité des chances. Le projet présidentiel de Marine Le Pen propose cette réforme nécessaire de l’Education Nationale.