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Les jeunes avec Marine

Tribune libre d’Estelle Massoni, responsable régionale des Jeunes avec Marine (JAM) de Corse du 06/02/2012

La régionalisation, présentée comme un moyen de défendre les identités, n’est qu’un artifice. Elle n’est qu’un instrument de déstructuration supplémentaire. Bruxelles considère que les identités sont fauteuses de guerre, qu’elles empêchent les hommes d’aboutir à la grande concorde universelle. C’est la raison pour laquelle, il faut selon Bruxelles effacer tous les particularismes, sous couvert du bonheur de l’humanité.

Dans cette perspective, la Corse ainsi que toutes les régions européennes tomberont sous la coupe du pouvoir de Bruxelles sans tenir compte des particularismes qu’un Etat est capable d’assimiler. Par exemple, les spécificités agricoles insulaires ne supplanteront pas celles de pays de l’Europe de l’Est ou de régions en voie de développement dont les ressources sont encore plus modestes que celles de la Corse. L’Europe des régions sera capable de déverser de la poudre aux yeux sur le plan culturel (langue, culture régionale) mais uniquement pour mieux imposer les règlements européens qui ont déjà largement commencé à réfréner notre productivité agricole, juguler nos velléités industrielles, tout cela dans un but unique : niveler par la base les Etats dans une sorte d’universalisme imposé où il n’est plus possible pour la France de développer des pôles de compétitivité et d’excellence. Il se peut même lorsque tous les pays seront sur un pied d’égalité impose par Bruxelles, que le joug d’une gouvernance unique européenne soit des plus durs, car dans une mondialisation exacerbée et l’ouverture de nos frontières à toutes les importations, il faudra bien trouver les moyens de concurrencer les pays émergents comme la Chine, mais aussi l’Inde.

C’est une véritable dictature européenne qui attend les régions. Les politiques agricoles communes déjà très nocives, le nivellement par le bas de la main d’œuvre, la fiscalité européenne ainsi qu’un euro qui annihile nos échanges commerciaux, accroît notre dette et notre déficit extérieur, ne sont que peu de choses par rapport à ce qui nous attend. Alors la Corse dans tout cela, celle qui veut jouer sur tous les tableaux, dont certains pensent qu’il fera meilleur vivre sous la botte européenne, ceux là risquent de déchanter. La langue, la culture régionale seront promus, certes, mais à quel prix lorsque les marchés publics seront systématiquement ouverts aux entreprises italiennes, sardes, espagnoles ou portugaises, lorsque l’agriculteur devra être payé à un tarif de main d’œuvre tel que pratiqué en Espagne ?

Les Jeunes avec Marine (LJAM) de Corse rappelle que seule la nation est capable de protectionnisme car elle promeut les particularismes, seule la nation est capable de protéger notre langue, notre culture régionale, les régions oui, mais sous le pavillon français.