Subtil

L'Est éclair

Par Jean-François Laville le 10/02/2012

Le secrétaire départemental du Front national dénonce « l'attitude bling-bling » de Nicolas Sarkozy, « le président du show-biz »

Des flèches pour la gauche, des flèches pour la droite. Bruno Subtil, secrétaire départemental du Front national, réprime difficilement sa colère face aux multiples mesures prises par les gouvernements successifs, les fameux « UMPS ».

Dernière réaction en date, l'impression que François Hollande ne présente que des « mesurettes qui témoignent d'un système économico-politique qui prévaut dans notre pays depuis des décennies, celui du mondialisme, du libre-échangisme et de l'Europe prépondérante. » Au mieux, il note qu'un certain nombre de propositions ont été reprises au FN.

Son regard sur le quinquennat qui s'achève est sans complaisance. « On pensait en 2007 que Sarkozy serait moins pire que Chirac. Ce qui n'empêche pas que je me suis abstenu au deuxième tour. La réalité, c'est que ce mandat a été pire, encore moins respectueux. Il avait parlé de la France, du patriotisme, du drapeau tricolore et de la Marseillaise. En fait, il a trompé nos compatriotes », estime-t-il.

Et de poursuivre ses critiques : « Première et mauvaise mesure, le fait de laisser entrer des gens de gauche dans le gouvernement. Et puis, certains ont pu penser que Sarkozy serait garant de l'indépendance nationale, alors qu'en fait il s'est plié devant les européistes et les mondialistes. » 

La candidate antisystème

L'élu troyen frontiste en rajoute encore en parlant d'une attitude « bling-bling » du président qui a « ridiculisé notre pays » et qui restera comme « le président du show-biz et du clinquant ».

Conclusion de ce portrait, Bruno Subtil estime que « la maison est en feu » mais que la droite se contente « de changer les papiers de la salle de bains ».

Prudent sur la réforme des retraites « qui ne tiendra pas jusqu'en 2017 », il reconnaît que la détaxation des heures supplémentaires allait dans le bon sens.

Mais, c'est évidemment à Marine Le Pen qu'il apporte tout son soutien, « la première à avoir chiffré son programme face à un non-candidat qui fait une précampagne et à Hollande qui se contente de mesurettes. »

Ce qu'il appelle de ses vœux, c'est un véritable débat contradictoire entre les candidats susceptibles de parvenir au deuxième tour, « autrement dit entre les candidats du système et la candidate de l'antisystème ». Une candidate en phase de collecte de parrainages.
Combien collectés à ce jour ? Pas de chiffre. Bruno Subtil confie juste que « c'est difficile ».