Drapeau_Fran_ais_sous_l_Arc_de_Triomphe

Grégory Gennaro

Tribune libre de Romain Lasserre, chargé de mission FNJ Haute-Savoie du 09/03/2012

Nous y sommes.

Dans l’indifférence générale, le 28 février dernier, la République des partis a vendu au capitalisme international la souveraineté de notre pays. Après le vote favorable de l’Assemblée Nationale le 21 février, le Sénat a jugé recevable le texte de loi autorisant la création du Mécanisme Européen de Stabilité (MES). L’UMP comme le PS, ce dernier s’étant majoritairement abstenu, n’ayant pas reconnu le devoir élémentaire qui est encore le sien de défendre la France, ont donc ouvert la voie au contrôle affiché des pays de la zone euro par une puissance supranationale, cosmopolite à défaut d’être même étrangère.

Apparemment, la création de cette institution européenne, contrôlée par un conseil des gouverneurs, c’est-à-dire les ministres des finances des pays de la zone euro, semble nécessaire pour sauver notre précieuse monnaie, si chère au coeur de nos dirigeants, et préserver la Grèce, et bientôt d’autres pays européens, de la faillite. Intention ô combien louable ! Hélas, tout ceci n’est pas la fin de l’affaire, car dans l’Union Européenne, on ne donne rien sans garantie.

Et quelle garantie ! La mise sous tutelle financière des pays sollicitant l’aide de cette institution. Autrement dit, la mise en coupe réglée radicale d’un pays, avec la politique que l’on sait : l’austérité. L’Union Européenne pourra donc, pour la Grèce aujourd’hui, pour le Portugal, l’Espagne et d’autres encore demain, peut-être même la France, installer un Gauleiter chargé de saigner à blanc le peuple, dans l’intérêt des créanciers et des puissances du capital. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy portent toute la charge de cette atteinte grave à la souveraineté populaire. L’UMP mais aussi le PS, car ceux-ci doivent savoir que s’abtenir c’est déjà choisir, doivent répondre de leurs actes. Rappelons l’article 4 de la constitution de 1958 :

« Les partis et groupements politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. »

Avec le respect de l’intérêt général, avec celui des lois les plus élevées et les plus nécessaires, c’est la République qui se meurt.

Nous espérons profondément la prise de conscience rapide par les peuples d’Europe, et donc le peuple français, de ces tractations criminelles.

Que vivent les peuples libres d’Europe ! Vive la République ! Vive la France !