Hollande_ObamaRiposte Laïque

Par Lucette Jeanpierre le 05/06/2012

Notre nouveau président de la République, qui, le 6 mai au soir, devant de rares drapeaux français, et de nombreux drapeaux d’autres pays, disait qu’il serait le président de tous, vient de montrer encore une fois sa rare capacité à dire une chose, et à faire le contraire.

Il réussit en effet cette fois la prouesse de consulter, avant la réunion du G20,l’ensemble des formations politiques, à l’exception de la troisième d’entre elles, le Front national, qui pèse tout de même 6,5 millions d’électeurs, et près de 20 % des électeurs. Nous n’aurons pas la mesquinerie de faire remarquer à François Hollande qu’il ostracise la famille politique de son père.

En se comportant ainsi, Hollande montre d’abord qu’il est indigne d’être le Président d’un grand pays comme la France, et qu’il se conduit en minable politicien de canton. Comme à l’occasion de son intronisation, à l’Elysée, où il avait manqué pour le moins de savoir-vivre, en tournant précipitamment le dos à Nicolas Sarkozy, et en ne  citant aucune de ses actions lors de son quinquennat – alors que celui-ci avait eu l’élégance de l’associer aux cérémonies du 8 mai – celui qu’Arnaud Montebourg surnommait Flamby essaie de se faire un personnage en jouant les durs, alors qu’il n’est qu’un paltoquet sans consistance.

En refusant de recevoir Marine Le Pen, quand il reçoit un Chevènement qui ne sert plus que de paillasson au PS, Hollande se conduit non seulement en minable, mais en imbécile. Il rend un service inestimable à la Présidente du Front national, en montrant, à quelques jours des législatives, à quel point il la considère comme sa seule véritable adversaire, alors que tous les autres, de l’UMP à Mélenchon, sont de zélés serviteurs du système.

Aux naïfs qui tomberaient dans le coup de «  l’anti-fascisme » que vont nous faire Hollande et tous les imposteurs socialistes, communistes ou écologiques, rappelons-nous quand même que cela n’a jamais dérangé ce paltoquet de se prosterner devant le FLN algérien, dont on connaît pourtant toutes les exactions exercées, historiquement, contre les harkis, contre leur peuple et contre les Pieds-noirs. Pourtant, qui pourrait nier qu’à côté d’un Bouteflika, Marine Le Pen et son parti sont des humanistes qui se situent largement à gauche de ces fascistes ?

Hollande nous fait penser à Sartre, qui n’avait qu’insultes contre le général de Gaulle, qu’il osait qualifier de fasciste, mais qui s’est prosterné toute sa vie devant les pires tyrans totalitaires, parfois sanguinaires ou staliniens, du moment qu’ils se disent marxistes, anti-capitalistes ou révolutionnaires.

Hollande crache sur Marine Le Pen et ses électeurs, mais ce grand laïque se prosterne devant les dignitaires musulmans, à qui il souhaite de bonnes fêtes religieuses, sans vouloir regarder la réalité du modèle fasciste (le seul vrai péril, aujourd’hui, en France) que lui et les siens sont en train de laisser s’implanter sur notre sol.

Mais c’est bien connu, comme Sartre hier, Hollande et ses complices sont depuis longtemps pour la préférence étrangère, quitte à mépriser 20 % des électeurs français, dont de nombreux ouvriers, qui ont le tort de ne pas voter comme la caste le leur demandait.

Chacun a remarqué que pour en faire un Président de la République présentable, les communicants ont trituré, pendant des mois, le terne candidat socialiste Hollande. Ils l’ont fait maigrir, ils lui ont appris à se tenir à table, à se montrer agressif, à forcer sa nature, voire à essayer de nous convaincre qu’il était devenu un vrai méchant, capable de taper le poing sur la table devant Obama et Merkel. Toute la presse est à ses genoux. Pourtant, les premiers résultats nous confirment que, comme son prédécesseur, tout cela n’est que de la communication, et, quand un Poutine lui met les pendules à l’heure, notamment sur la Syrie, il redevient un petit garçon, tout simplement pas à la hauteur de sa fonction, la présidence d’un grand pays, la France.

En se comportant aussi minablement devant Marine Le Pen, il a confirmé, non seulement sa petitesse, mais les propos de notre lecteur Michel Tonarelli, dès le 6 mai au soir, qui, parlant de lui, évoquait son « charisme de notaire de province ».