Estrosi_pics_390Nissa Rebela

Communiqué de Nissa Rebela du 06/07/2012

Interrogé par les journalistes suite à notre conférence de presse révélant le clip de NEGRESCRO ce jeudi matin, Christian Estrosi s’est déclaré « choqué » et « indigné ».

On attendrait peut-être un peu plus de la part du maire, premier acteur de la sécurité dans sa cité, mais surtout cela témoigne d’un certain angélisme face à la situation de la ville de Nice.

Il est étonnant à nos yeux de voir Christian Estrosi « choqué » et « indigné » aujourd’hui, alors qu’en 2009 il avait pourtant refusé de déprogrammer NEGRESCRO du festival « Urban Attitude » organisé par la municipalité. Il avait même alors laissé son adjointe à la culture apporter son soutien à NEGRESCRO face à notre campagne pour obtenir le retrait du groupe. Elle considérait à l’époque qu’il n’y avait « pas de problème avec NEGRESCRO »… tout en demandant quand même au groupe de retirer les vidéos que nous avions pointées du doigt.

Nous considérons qu’à travers cette passivité, et même cette complicité, Christian Estrosi, son adjointe à la culture Muriel Marland-Militello et la municipalité portent une responsabilité réelle dans les dérives actuelles du groupe NEGRESCRO.

Ils ont été protégés et défendus par la municipalité alors qu’ils affichaient – déjà – dans leurs vidéos leur haine de la France et des Français, des femmes, de la police. On leur a permis de se produire dans un festival dont l’organisation, la promotion, le financement étaient assurés par la ville, cela alors qu’ils faisaient clairement l’apologie de la violence et de la délinquance. Et finalement – en refusant de les déprogrammer – on les a soutenus face à une importante mobilisation des Niçois.

Les membres de NEGRESCRO se sont évidemment sentis légitimés, et quelque part encouragés, à continuer sur la même voix. Avec le clip contre lequel nous nous élevons aujourd’hui, nous pouvons voir ce qu’il en a été.

Christian Estrosi (et son adjointe à la culture) ont commis voici trois ans une faute d’appréciation grave. Ils ont minimisé une situation, l’ont donc laissé perdurer et finalement encouragée, et les Niçois en paient aujourd’hui les conséquences.

Si le maire de Nice est sincèrement « choqué » et « indigné » de ce que nous lui avons fait découvrir, qu’il aille au bout et reconnaisse sa part de responsabilité devant les Niçois.