barrosoDCdel07Les 4 Vérités

Par Nicolas Bonnal le 06/07/2012

Allons ! Ouvrez les oreilles, je vais vous parler de la mort des peuples.

Nietzsche, Zarathoustra.

Rato va être jugé en Espagne, banquier, ancien ministre du trésor et ancien président du FMI. Lombard de France télécom aussi, et même peut-être notre ancien président baroque et agité. J’avais dit il y a un an qu’il faudrait juger les responsables de l’euro qui a été le responsable du développement voulu de la dette des nations. Le fera-t-on seulement ? Car rien ne conspire plus contre l’être humain que sa propre indifférence à son sort. La paresse et l’ignorance sont le lit de la tyrannie et de la servitude volontaire au moins dans l’immense majorité des cas. On préfère aller jouer aux boules ou voir la téloche, c’est tout.

Concernant les conspirateurs, ou pour mieux dire les constructeurs, déconstructeurs et destructeurs de l’Europe, il n’y a pas besoin d’aller loin : il suffit de voir et d’observer celles et ceux qui nous gouvernent, et que l’on nomme commissaires de l’Europe, comme jadis on avait les commissaires du peuple chargés eux aussi de l’extermination des Ukrainiens, des Vendéens ou des contribuables. On y revient, d’ailleurs, au cannibalisme du contribuable. La France accomplira la prophétie de Vlaicu Ionescu : le communisme y reviendra.

Les commissaires européens sont souvent des juristes et de avocats et dans tous les grands traités du XIXème siècle on insiste sur cette profession qui permet de malmener la réalité et le quotidien de l’humanité (30% d’avocats chez les responsables nazis aussi). Le droit est la négation de la réalité et de la vraie liberté, et il est là pour nous en imposer. Vous pouvez toujours vous soulever contre un monarque ; mais contre une constitution faisandée ? Contre un amendement ripoux ? Et contre la machine de Cochin ? Lisez-le donc, Cochin :

La société fondée, il est fatal qu'un cercle intérieur se forme qui la dirige à son insu. Où la liberté règne, c'est la machine qui gouverne.

Les commissaires européens sont parfois d’anciens hommes politiques, mais pas toujours. Ils échappent au suffrage universel et entament une carrière de tyran soft et impopulaire dont souvent ils tirent gloire, comme le fameux Mandelson de Blair, si compromis et provocant qu’il en est presque une illustration, une caricature digne du Punch. Après avoir œuvré contre les intérêts du continent et de ses peuples, le commissaire européen en attend une retraite de 35 000 euros par mois, je crois, et entame une brillante carrière dans le privé. Le plus caricatural dans ce cas (mais comme vous le verrez il n’y a que des caricatures) est bien sûr Peter Sutherland.

Avec sa tête de Quasimodo de Goldman Sachs, Sutherland a réussi à faire fortune sous la commission Delors (ah, nos socialistes !). Vague magistrat irlandais, pays si corrompu que l’on nous présentait comme un modèle pseudo-libéral il y a peu encore, Sutherland réactive le GATT et l’organisation mondiale du commerce qui va ruiner l’occident, au sens de l’Europe et de l’Amérique invités à recevoir des coups sans en donner ; il est alors l’idole de ce fait de cher Mickey Kantor, avocat des délocalisations qui secoue et insulte l’Europe pendant les années Clinton. Et l’Amérique comme l’Europe laissent la Chine devenir la première puissance commerciale et bientôt mondiale.

Sutherland, élevé chez les jésuites (comme s’il voulait nous faire plaisir !), est bien sûr récompensé de cet activiste mondain et mondialiste. Il devient patron de BP et je ne sais quoi à Goldman, ce qui doit lui assurer une fortune de quelques centaines de millions de dollars ; même chose pour le tristement célèbre Léon Brittan, qui bosse pour UBS, Unilever et même Total ! Tout cela non pas pour avoir créé de la richesse, mais pour l’avoir détruite en Europe et ailleurs. Car depuis trente ans on transforme la science de l’économie en science de la chaonomie.

Je reste sur Sutherland. Ancien commissaire au commerce, Sutherland, citoyen non du monde mais de l’inframonde (un personnage dantesque décidément) demande ensuite (voyez sur le site de la BBC) de liquider l’Europe démographiquement. Pour lui, nous sommes encore (il n’a pas vu l’équipe de France de football, il ne se balade pas dans les rues de Lille ou de Toulouse, au quartier des cocus !) trop caucasiens, trop nationaux. Sutherland veut liquider –undermine, en anglais – les nations d’Europe en précisant que plus il y aura d’immigration, moins il y aura de chômage !!!

Il est vrai que l’ancien patron de BP (ces messieurs les commissaires se refilent médailles et titres) s’y connaît en marées noires, de celles aussi que l’on finit par nier dans le golfe du Mexique après avoir alerté les médias qui ne demandent qu’à nier ce qu’ils voient. Le lobby pétrolier peut aussi s’adjoindre la très laide Lady Ashton (on est loin de Florence Nightingale ou de Maggie Thatcher), analphabète et pleurnicharde, véritable madame Houille de la mondialisation, et qui était activiste antinucléaire dans sa folle jeunesse. Aujourd’hui nous sommes partout dirigés par des activistes antinucléaires. Parce que le nucléaire c’était l’indépendance énergétique et la fin de la suprématie des pétroliers !

Chose marrante, une bonne partie de nos commissaires politiques européens ont été des excités d’extrême-gauche durant leur folle jeunesse. Mandelson a été communiste et même trotskyste, il est même allé à Cuba prendre les ordres de Brejnev et de Castro ! Quant à Barroso, dont le nom signifie justement le boueux, le fangeux, il était leader maoïste ! On peut même le voir et l’écouter rutilant de mots et de dégoûts pour l’occident bourgeois sur Youtube ! On retrouve ici la marque néoconne, comme dans cette haine, comme dans cette rage antirusse qui refuse l’unité de l’Europe au profit de l’atlantisme mondain. On est dans Dante je vous dis : Je suis frère Alberic, et c'est moi qui donnai les fruits de trahison : ils me sont bien payés avec usure.

Comme dans le cas des ex-cocos DSK ou Julien Dray, on retrouve chez ces anciens commissaires du peuple, la fascination, l’adoration, la divinisation du pognon. Die Welt révéla que Barroso le fangeux traînait sur le yacht de Spiro Latsis, un oligarque grec, alors que Mandelson bronzait, lui, sur tous les yachts (celui de Paul Allen de Microsoft entre autres) et toutes les îles privées du monde. On se croirait dans Rollerball ou les jeux de la faim.

Un dernier point sur lequel je voulais insister à propos de ce sujet énorme qui mériterait un livre : le collège multinational des commissaires n’est pas multinational par hasard. Toutes les révolutions totalitaires veulent des étrangers, veulent les naturaliser. C’est ce qu’explique Cochin quand on envoie d’anciens esclaves ou des Allemands pour mieux massacrer en Vendée ou ailleurs : surtout pas le gars du pays !

Trahir sa nation avec d’autres compères pour favoriser son futur employeur et sa fiche de paye est la base de ce boulot de commissaire.