Judokate saoudienneLa Dépêche

Le Comité international olympique a tranché : Wodjan Ali Seraj Abdulrahim Shahrkhani, l’une des deux premières Saoudiennes à pouvoir participer aux Jeux Olympiques a l’autorisation de participer aux épreuves de judo la tête couverte d’un voile.

« Nous pouvons confirmer que la Fédération (internationale) et le Comité olympique saoudien, sous l'auspice du CIO, sont parvenus à un accord selon lequel l'athlète pourra participer », a déclaré ce mardi le porte-parole du CIO.

Son père, qui l’a accompagné à Londres, avait menacé hier de retirer la candidature de sa fille dans la catégorie des plus de 78kg si celle-ci n’était pas autorisée à conserver son voile durant le combat. Mais le CIO a précisé aujourd’hui qu’un accord avait été trouvé, « une solution acceptable pour toutes les parties ».

En revanche, aucune précision n’a été communiquée sur le type de foulard que portera la judokate saoudienne de 18 ans, qui entrera dans le tournoi olympique vendredi prochain.

"Ce n'est pas un bon signe à envoyer"

La championne olympique française Marie-Claire Restoux a très vite réagi à cette annonce, estimant que la décision du CIO n'était "pas un bon signe à envoyer". ""On peut comprendre que pour une femme saoudienne, concourir dans une compétition olympique, c'est une vraie avancée. En même temps, ça ouvre une brèche". Élue UMP et ancienne conseillère de Jacques Chirac, la judokate explique au micro de France Inter ce mardi que le port d'un voile peut fausser un combat et s'avérer dangereux : "Qui plus est, porter le voile en compétition de judo, pour avoir combattu à l'entraînement avec des filles qui portaient le voile, je peux vous dire que c'est compliqué. Le voile est autour du cou, donc il y a des risques d'étranglement qui ne sont pas exclus. C'est à la fois dangereux physiquement pour la personne qui porte le voile, et en terme de symbole, ça veut dire qu'on n'applique pas les mêmes règles et le même uniforme pour tous."

ladepeche.fr le 31/07/2012