Vitale et EurosNPI

De mars 2010 à mars 2011, un Algérien, installé en France depuis longtemps, a perçu 450.615 € de remboursements, bien au-delà des sommes déboursées en médicaments, consultations et frais d’hospitalisation.

En 2010, cet Algérien a fait usage sur Internet de comparateurs de mutuelles et souscrit six premières adhésions pour en atteindre au final soixante-treize. En juin 2011, le parquet de Marseille a été alerté par Tracfin, l’organe de lutte contre le blanchiment du ministère de l’Économie, de la perception sur les comptes bancaires de ce commerçant marseillais de remboursements pour plusieurs centaines de milliers d’euros. Le juge Franck Landou a qualifié de faux en écritures privées la petite cuisine de cet assuré social qui, avec un logiciel de retouche d’image, reproduisait et modifiait la mise en page de ses factures de santé.

Début juin 2012, la division économique et financière de la police judiciaire s’empare de cette enquête et place en garde à vue un associé du présumé fraudeur dans son commerce de vêtements, puis le principal intéressé qui se présente spontanément dans le but d’innocenter son ami. L’instruction vise désormais à vérifier son patrimoine et d’éventuelles opérations de blanchiment dans des circuits de compensation occulte en Algérie. C’est d’ailleurs pour mener ces investigations et démonter un éventuel « montage financier frauduleux » que la chambre de l’instruction de la cour d’appel a récemment refusé sa remise en liberté.

Pour restaurer l’équilibre des comptes sociaux, le Front National veut donner la priorité aux Français en créant notamment un observatoire des droits sociaux des étrangers, et lutter contre la fraude et les abus en créant un secrétariat d’État à la lutte contre la fraude, chargé de piloter un vaste plan interministériel anti-fraude.

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