France_islamiseePrésent

Par Caroline Parmentier le 21/09/2012

Il y a quand même deux choses à remarquer dans cette vague à la fois de panique et de menace très réelle et objective, c’est que premièrement le vrai problème c’est l’islam et pas Charlie-Hebdo ; que deuxièmement, les courageux hommes politiques qui nous gouvernent et qui se moquaient pas mal des insultes outrageant les catholiques et le monde chrétien font dans leur pantalon quand il s’agit des islamistes.

Subitement ils découvrent que le blasphème existe et qu’il est intolérable ! Ce n’est pas avec des héros comme eux que l’on va se charger de la menace mondiale. Comment ne pas s’apercevoir de la montée du péril, précisément à cause de leurs reculades répétées, au point que la situation de la France s’apparente ces jours-ci à celle d’un état de guerre : en alerte dans vingt pays musulmans, postes diplomatiques et écoles françaises, ambassades, consulats, centres culturels fermés vendredi (jour de la prière). Et énorme branle-bas de combat dans les rangs des forces de l’ordre à Paris.

Par mesure de prudence – ne pas focaliser, ne pas « antagoniser » –, la liste de la « vingtaine de pays » concernée n’est pas publiée officiellement. « Désigner certains pays reviendrait à fragiliser les autres »…

Mais le périmètre est sans surprise : le Maghreb, le Proche-Orient, l’Inde, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde.

En France, face à la menace de manifestations islamistes samedi à Paris en réaction au film Innocence of Muslims qui a embrasé le monde arabe (30 morts en une semaine) la Préfecture de police est en alerte maximale pour éviter coûte que coûte que le rendez-vous à haut risque de samedi ne vire à l’émeute au cœur de la capitale. La tension est donc montée un peu plus avec la parution d’une nouvelle série de caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo. Les locaux de l’hebdomadaire, cible d’un attentat criminel en novembre dernier et dont le site vient d’être piraté, font l’objet d’une protection policière.

Les policiers sont littéralement sur les dents. Ils savent qu’ils vont au casse-pipe et que la moindre riposte de leur part, s’ils touchent à un cheveu ou à un poil de barbu, peut leur coûter cher. Ils pourront bien heureusement se rattraper en matraquant la manif de Civitas contre le mariage homo, où nous serons tous !

Veillée d’armes

Le dispositif policier est impressionnant. Du jamais vu.

« Plusieurs fois par jour, nous réunissons les responsables de l’ordre public, de la police d’agglomération, de la PJ et de la Direction du renseignement pour suivre quasiment heure par heure l’évolution de la situation », lâche un fonctionnaire. « Les derniers messages diffusés sur les réseaux sociaux, comme les informations opérationnelles, sont passés au crible. »

Suivant les ordres de Jean-Marc Ayrault qui refuse de « laisser venir dans notre pays des conflits qui ne concernent pas la France »… le préfet Bernard Boucault a signé un arrêté visant à interdire le rassemblement « pacifique » officiellement prévu samedi après-midi devant la Grande Mosquée de Paris. Encore un truc qui va bien nous les énerver. Comme le déplorent déjà plusieurs responsables musulmans… pacifistes.

Bien évidemment la menace vient aussi des bandes de banlieue qui vont venir apporter toute leur sympathie aux manifestants fondamentalistes et au passage aller au pillage et à la dépouille.

La journée de vendredi, marquée traditionnellement par la grande prière, est d’ores et déjà considérée comme un test pour jauger le regain de colère des salafistes. Les risques de débordements sont également pris très au sérieux en province. A Lyon, Lille, Toulouse, la police prend le pouls des mosquées et des lieux de prière. Les prêches sont décortiqués. Dans les cités, la consigne est de faire remonter toute information sur un possible rassemblement. A Marseille, où la proportion de musulmans est très importante, une demande de manifestation a été déposée et refusée par les autorités.

Reste les manifestations sauvages que les fous d’Allah tentent de fomenter, via la blogosphère, Facebook et les SMS, dans les quartiers du Trocadéro et de la Concorde. Une vingtaine d’unités mobiles, soit près de 1 600 experts en maintien de l’ordre, devraient venir en renfort bleu horizon, bien visible. Ce « comité d’accueil » est destiné à boucler certains accès stratégiques. Et à tendre des « souricières » pour cueillir les éventuels fauteurs de troubles avant qu’ils ne se regroupent. Des patrouilles guidées en temps réel par la vidéosurveillance seront déployées dans les gares et sur les axes ferroviaires d’Ile-de-France afin d’intercepter des groupes suspects avant leur venue à Paris. Enfin, alors qu’une circulaire du ministère de l’Intérieur a demandé un « renforcement de la protection des intérêts américains mais aussi anglais sur le sol français », une série de caméras mobiles et discrètes ont été disséminées pour filmer les abords de sites sensibles.

Tout cela coûte bien évidemment très très cher. Peut-être pourrait-on lever un impôt auprès des lecteurs de Charlie-Hebdo (vendu à 75 000 exemplaires et en cours de retirage monstre ?) Ou prélever un euro sur les spectateurs du film Innocence of Muslims ?

Le film existe-t-il vraiment ?

La dernière du net : le film Innocence of Muslims qui a embrasé la planète existe-t-il seulement ? A part la bande-annonce qui passe en boucle, personne ne l’a jamais vu. C’est la thèse du journal Hollywood Reporter, qui est allé voir du côté du cinéma Vine à Hollywood. C’est là que le film aurait été diffusé, fin juin, sous l’appellation L’innocence de Ben Laden, selon Nakoula Basseley Nakoula, le producteur du film qui s’était d’abord caché sous le pseudonyme de Sam Bacile. Mais un employé du cinéma a confié au Los Angeles Times que personne n’était à la projection et que lui-même n’avait pas vu le film.

Mais attention, supposer cela ne relève-t-il pas déjà du blasphème anti-musulman ?