Besançon place de la Révolution

L'Est républicain

Par Pierre Laurent le 01/10/2012

Besançon. 20 août dernier dans un parc de Besançon. Passablement alcoolisé, Maxime Berkani, 23 ans et déjà une demi-douzaine de mentions au casier judiciaire, apostrophe un jeune : « Hé, t’as pas une clope ? »

Le jeune homme ayant répondu par la négative, il écope d’une claque sur la tête. Son frère qui arrive et s’interpose reçoit lui un violent coup de genou qui le met à terre où il est frappé à coups de pieds. Puis, une fois relevé, il reçoit un coup-de-poing sur le nez tandis que Maxime Berkani le menace : « Tu vas venir avec moi et je vais te garder deux semaines s’il le faut. »

La victime, paniquée, ayant réussi à s’échapper, le forcené va poursuivre sur sa lancée. Le voici qui met le cap sur l’appartement de son ex-petite amie. Sur place, comme celle-ci est absente, il se défoule sur son père qui lui est présent. Il le menace de mort, lui lance une chaise, l’asperge avec l’huile de friture (heureusement non bouillante) qui se trouve sur la gazinière et met à sac le logement.

« Si vous ne supportez pas les Français, partez ! »

Sa folle équipée va se poursuivre lors de l’intervention des policiers qui eux aussi, lors de son transfert au CHU, recevront coups, menaces de mort et insultes racistes : « Sales Français, bâtards, je vous retrouverai et je vous crèverai, vous et votre famille. »

Avocate de ces derniers, M e Serri soulignera le caractère odieux de son comportement : « Si vous ne supportez pas la France et les Français, partez ! »

Trois ans et quatre mois de prison ferme

Relevant la récidive et pointant la gravité des faits, le procureur Grécourt requiert trois ans de prison ferme et la révocation des sursis avec mise à l’épreuve dont le prévenu avait précédemment bénéficié.

La défense, « étonnée et stupéfaite » par l’importance des réquisitions, parlera pour sa part de « troubles du comportement. Il n’était pas dans son état normal et ne peut pas s’en sortir seul. Il a besoin d’être soigné. »

Dans son délibéré, le tribunal a condamné Maxime Berkane à 40 mois de prison, soit trois ans plus quatre mois de révocations de sursis. Il devra en outre indemniser les trois policiers insultés et blessés à hauteur de 550 € chacun.