gay_games_cologne_2010L'auteur ou les auteurs de cet article n'est en rien membre du FN ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique et il ne partage pas forcément les idées défendues ici

Boulevard Voltaire

Par Robert Ménard le 02/10/2012

Le Conseil de Paris souhaite accueillir les dixièmes « Gay Games » en 2018. Un vœu déposé par le maire du 2e arrondissement, Jacques Boutault, au nom du groupe Europe-Ecologie-Les-Verts.

Je dois vous avouer que je ne connaissais pas l’existence de ces « Gay Games ». Je ne savais pas qu’il s’agissait de « la plus grande manifestation sportive et culturelle organisé par et pour les athlètes, artistes, musiciens LGBT » (LGBT voulant dire, pour ceux qui l’ignoreraient encore, lesbiennes, gays, bi et transsexuels). J’ignorais qu’ils étaient ouverts à toute personne « séropositive ou non ». Je ne savais pas non plus que « les épreuves sportives [étaient] avant tout un prétexte à une grande fête et à plusieurs manifestations artistiques », ni même qu’il n’y avait pas « d’épreuves de qualification » pour y participer.

On peut sourire quand on entend Michel Geoffroy, co-président du comité d’organisation, expliquer qu’il y aura « des sports plus insolites comme les échecs et le bridge ». On peut aussi s’inquiéter de cette dérive communautaire. Que je sache, on ne demande pas aux athlètes qui participent aux Jeux olympiques – décriés par notre élu vert : « dévoiement des valeurs du sport, course au gigantisme, investissements en matière d’infrastructures totalement pharaoniques, omniprésence de l’argent et de la publicité » – leur orientation sexuelle !

A y être, on pourrait aussi imaginer des rencontres sportives réservées aux adeptes du fétichisme, du sado-masochisme ou de la position du missionnaire. On pourrait, demain, face à la domination de « l’homme blanc », réunir les athlètes par couleur de peau : les noirs, les jaunes, les rouges… Ou encore par religion : bouddhistes d’un côté, chrétiens de l’autre !

On veut « ouvrir le mariage à tous » mais on rêve d’un entre-soi. On prône la fin des discriminations, mais on élève des barrières. Et, bien sûr, avec l’argent de « l’Etat et des collectivités territoriales ». Parce que nos LGBT voudraient que l’on finance tout ça. Mais avec l’argent de tous, hétéros compris !