Rebsamen_PS

Flamme du 21

Dans un communiqué de presse, la préfecture de Côte-d'Or fait savoir que le préfet Pascal Mailhos et le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, ont reçu ce jeudi les associations de défense des droits des étrangers.

Ils ont, à cette occasion, annoncé "la prochaine mise en service dans l'agglomération dijonnaise d'un village d'insertion, qui a vocation à bénéficier à la cinquantaine de personnes recensées sur l'agglomération dijonnaise et identifiées par les associations issues de la minorité Rom occupant actuellement plusieurs sites de manière illégale" :

Le préfet de la Côte-d'Or, M. Pascal Mailhos, et le sénateur-maire de Dijon, M. François Rebsamen, ont reçu le jeudi 18 octobre les associations de défense des droits des étrangers. Cette rencontre avait pour objet de faire le point sur l'accueil des étrangers présents en nombre en Côte-d'Or -et tout particulièrement sur le territoire de l'agglomération dijonnaise.

La Côte-d'Or est confrontée depuis 2011 à une hausse massive du nombre de demandeurs d'asile, au point d'être devenue le 3ème département de France (hors DOM-TOM et Île-de-France) !

Cette situation est profondément déstabilisante pour le dispositif d'accueil des demandeurs d'asile : l'agglomération de Dijon n'est pas en mesure d'absorber un nombre aussi élevé de demandeurs d'asile dans de bonnes conditions. Les structures d'hébergement d'urgence dédiées aux demandeurs d'asile, mais aussi les structures d'hébergement d'urgence de droit commun sont aujourd'hui saturées du fait de cet afflux sur l'agglomération dijonnaise. A l'approche de la période hivernale, cette situation est particulièrement préoccupante.

Pour autant, les services de l’État et ceux de la ville de Dijon ne sont pas restés inactifs. Des moyens sans précédent ont été déployés pour accueillir les demandeurs d'asile. En 2011, ces moyens représentent près de 8 millions d'euros pour le département de la Côte-d'Or. Ces moyens ont notamment permis de financer 164 000 nuits d'hôtel au titre de l'hébergement d'urgence.

Jamais l'effort consenti pour l'accueil des demandeurs d'asile n'a été aussi élevé en Côte-d'Or. A ce titre, il est rappelé que l’État a, en matière d'accueil et d'hébergement des demandeurs d'asile, une obligation de moyens et non de résultats...

Village d'insertion des Roms

En ce qui concerne les Roms, à qui Manuel Valls a décidé l’élargissement de l’accès au marché du travail, ils vont bénéficier d’un accompagnement social. La circulaire interministérielle du 26 août dernier a changé la donne. Elle rappelle la nécessité, préalablement à toute évacuation de campement illicite, de procéder à un examen approfondi de la situation des personnes concernées, qu’il s’agisse de leur accès au marché du travail, à la santé, à l’école ou à l’hébergement.

Pour se conformer aux dispositions de cette circulaire, Pascal Mailhos et François Rebsamen ont annoncé la prochaine mise en service dans l’agglomération dijonnaise d’un village d’insertion, bénéficiant à la cinquantaine de personnes issues de la minorité Rom occupant actuellement plusieurs sites de manière illégale. « Son fonctionnement, qui va mobiliser des moyens conséquents (540 000 euros en base annuelle), doit permettre d’inscrire ses habitants dans un véritable parcours d’insertion, dans le cadre de la loi. Un dispositif d’accompagnement pluridisciplinaire, mobilisant l’ensemble des services concernés sera mis en place » explique la préfecture.

Les villages d’insertion existent depuis quelques années en France. Il s’agit de « locaux d’hébergement de type bungalows » mis à disposition et aménagés par les mairies, où sont accessibles l’eau, l’électricité, des douches et des toilettes. En échange de quoi, certaines règles doivent être respectées, notamment la scolarisation des enfants et le suivi de formations pour décrocher un emploi. Julien Marion, secrétaire général à la préfecture, nous a précisé « que les Roms pourraient bénéficier de cet hébergement décent au maximum pendant deux ans », le temps de les « remettre sur une trajectoire d’insertion »...

Concernant les clandestins...

L'action des pouvoirs publics est guidée par deux exigences : la fermeté dans l'application de la loi et l'humanité dans la prise en compte des situations individuelles. Il faut savoir être ferme pour le plus grand nombre pour pouvoir être humain lorsque la situation de certains le commande. Notre droit du séjour prévoit que soit laissée au représentant de l'Etat une marge d'appréciation dans l'application de la loi.

Il en est fait très régulièrement usage en Côte d'Or, après une étude des dossiers au cas par cas. Ainsi, depuis le 1er janvier 2012, 4152 titres de séjour ont été délivrés ou renouvelés en Côte-d'Or pour 130 refus et 76 arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) au titre du droit au séjour. Le préfet et le maire de Dijon ont néanmoins rappelé le nécessaire discernement qui devait guider les interventions des acteurs associatifs en faveur de ressortissants sans-papiers."

DONC 76 expulsions officielles pour 4358 demandes d'asile ! 

De la régularisation au cas par cas pour l'UMPS, mais en réalité , une régularisation massive qui alourdit chaque année , le poids de l'immigration et ses conséquences dévastatrices pour le pays.

flammedu21.com le 18/10/2012