Barroso_Commission_europeenne

NPI

Libre propos de Ludovic de Danne, conseiller aux Affaires européennes de Marine Le Pen du 25/10/2012

Le Commissaire européen en charge de la Santé et de la Politique des consommateurs John Dalli (maltais) a décidé d’entrer en guerre avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso. Ce dernier vient même de diffuser un communiqué pour tenter de se dégager des délicates révélations faites par John Dalli à ce sujet.

Dans un courrier daté du 21 octobre dernier, John Dalli a contesté la version d’une communication de la Commission européenne du 16 octobre  sur le fait qu’il aurait démissionné de son propre chef. Il précise qu’il aurait en réalité été brutalement congédié par le biais d’un ordre verbal direct de José Manuel Barroso lui intimant de s’exécuter dans la demi-heure et ce en déni des procédures écrites prévues à cet effet. John Dalli affirme même que lors de leur entretien José Manuel Barroso lui aurait refusé 24 heures de délai afin d’accéder au dossier l’incriminant. Cet ordre de démission, pour le moins musclé et organisé dans l’urgence, semble avoir même bénéficié d’une omerta politico médiatique à la vue des rares informations qui ont filtré à ce sujet.

A l’origine de cette affaire : une enquête de l’OLAF (Office européen de lutte antifraude), « une institution chargée de protéger les intérêts financiers de l’Union européenne ». L’OLAF fait état d’un possible trafic d’influence au moment de la révision de la directive européenne « Tabac ». Un industriel du tabac suédois Swedish Match aurait été approché par un entrepreneur maltais qui prétendait pouvoir faire pression sur John Dalli afin d’éviter une interdiction contre la somme de 60 millions d’euros. Des accusations que John Dalli réfute en bloc aujourd’hui.

Outre que le chef de la de la toute puissante bureaucratie fédéraliste et ultralibérale n’aurait donc que très peu de considération pour la présomption d’innocence, José Manuel Barroso se serait ainsi montré très pressé d’éviter toute mauvaise publicité supplémentaire pour l’image d’une Union européenne ayant été récemment gratifiée du prix Nobel de la Paix… à défaut du prix Nobel en sciences économique et sociales.