Fillon Copé

Aujourd'hui les adhérants du parti créé en 2002 pour porter Nicolas Sarkozy de la plave Beauvau à l'Elysée sur les ossatures du RPR chiraquien et de l'UDF giscardien se sont donc - sans pour autant connaître le résultat à cette heure-ci- choisis un nouveau chef.

Mais au final, ont-ils eu vraiment le choix ? Entre un Jean-François Copé plein de hargne et qui ressemble de plus en plus à un clone-clown ?- de l'ancien premier édile de Neuilly-sur-Seine et de François Fillon qui lui est un portrait craché de l'image viellotte que se font les Français de la droite, il n'y a en fait pas l'ombre d'une différence sur les sujets principaux.

Petit exemple parmi beaucoup d'autres : l'Europe et sa construction politico-économique. Les deux candidats à la présidence de l'UMP ont tous les deux une même vision de ce que doit devenir l'Union européenne. En deux mots, une vaste entreprise de dénationalisation pour devenir un nouvel Empire dominé par les seuls marchés financiers. En 2008, lorsque Sarkozy a fait passer par les parlementaires godillots le traité de Lisbonne au détriment des citoyens Français qui trois années plus tôt avaient exprimés un choix différent, François Fillon était Premier ministre et son rival de ce jour était alors le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

Copé/Fillon : les frères-ennemis de la droite molle devront,quel que soit le vainqueur, se faire à la réalité de la vie politique, économique et sociale de notre pays qui est- pour le moins- en perdition sur l'ensemble des sujets. L'espoir ne se trouve pas rue de Vaugirard à Paris mais bel et bien rue des Suisses à Nanterre.

Guillaume Schirer