Aliot_et_Bay_011212Paris-Normandie

Par FB le 02/12/2012

Evidemment, c’est encore un peu tôt. Mais à quinze mois des élections municipales, où il sera présent, assure Nicolas Bay, dans la plupart des villes de la Seine-Maritime, le Front national entend tirer parti de la crise au sein de l’UMP pour recruter des adhérents déçus, voire « perdus dans la nature », selon les termes de son vice-président, Louis Aliot, qui se trouvait hier soir à Rouen à l’occasion d’une réunion de la fédération départementale.

« Le gouvernement socialiste montre déjà qu’il est en échec. L’UMP est en pleine déconfiture. Nous espérons incarner un recours pour nos compatriotes, et mettre en avant nos valeurs de solidarité, de fraternité, afin de défendre les intérêts des classes populaires », déclare le numéro 2 du parti, venu « donner des consignes aux adhérents pour aller à la rencontre des déçus de l’UMP ».

« La période est favorable », confirme Nicolas Bay, qui affirme avoir enregistré, depuis les élections ratées, 85 adhésions ou renouvellement en dix jours, au lieu de 35 par semaine en temps « ordinaire ». « A l’échelon national, nous sommes passés de 180 à près de 600 adhésions par jour », affirme pour sa part Louis Aliot. C’est dire combien l’état-major du parti aimerait que les municipales se déroulent demain…

En attendant, il se met en ordre de bataille, distribue les bonnets d’âne ici, les coups de bâton là, dénonçant « la dérive économique et sociale du pays », le débat sur le mariage pour tous, sur le droit de vote des étrangers…

Il compose ses listes aussi. En Seine-Maritime, des équipes « Bleu Marine » brigueront le vote des électeurs à Rouen, au Havre et à Dieppe, à Harfleur, Montivilliers, au Tréport et à Eu, ainsi que dans plusieurs communes de l’agglomération rouennaise et notamment rive gauche, là où les derniers scrutins – les cantonales puis les législatives – lui « ouvrent des perspectives », selon Nicolas Bay. Le secrétaire départemental y sera tête de liste (au Grand-Quevilly ? A Grand-Couronne ?) et d’autres frontistes se présenteront à Elbeuf, au Petit-Quevilly, à Sotteville-lès-Rouen et Saint-Etienne-du-Rouvray. Rive droite, ce sont pour l’instant les communes de Darnétal et de Déville-lès-Rouen qui sont « ciblées ».