Tract MarineLe Bréviaire des Patriotes

Par Christopher Lings le 03/12/2012

Samedi matin un militant du Front National a été sauvagement agressé par derrière par des agités « d’extrême-gauche ». L’occasion pour l’AFP, véritable grand-messe des médias traditionnels, de mettre au jour ses pratiques (cette fois-ci un peu trop) malhonnêtes de désinformation organisée.

                    ► Les faits :

Alors qu’il distribuait des tracts sur le marché de Bourg-la-Reine (Hauts de Seine), un militant du Front National a été attaqué par derrière, à la matraque ou au point américain selon son témoignage. Le choc a nécessité un séjour à l’hôpital et huit points de suture. Dans les commentaires de l’article dédié à l’agression sur le site FdeSouche, celui-ci laisse un premier témoignage : « Pendant que je tendais un tract, j’ai reçu un coup violent par derrière avec un objet genre matraque ou poing américain. J’ai eu 8 points de suture à l’arrière du crâne. Les badauds de toutes opinions ont été scandalisés de cette agression sauf ceux d’extrême gauche, ricanant et déclarant à ma femme que c’était bien fait pour ma gueule et que seul le fait que la police soit présente l’empêchait de lui faire la même chose. » Les photos de la cicatrice et des agresseurs présumés sont également disponible sur le site.

Plus tard, il racontera par téléphone au journal Le Parisien : « Je suis tombé, je me suis mis en boule, et j’ai essayé de donner des coups de pied. Quand je me suis relevé, j’ai couru après mes agresseurs, mais pas longtemps, parce que j’avais la tête en sang. Heureusement, cela s’est passé près d’une pharmacie, où l’on m’a soigné. Et les pompiers et la police sont arrivés. »

► Communiqué de l’AFP vers 17h :

Un militant du FN bousculé sur un marché des Hauts-de-Seine

Un militant du Front national a été “bousculé” samedi matin sur un marché de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) où il faisait campagne avant un scrutin législatif partiel, et un drapeau du parti lui a été volé, a-t-on appris de source policière.

Le militant, qui se plaignait de légères douleurs à la tête, a été transféré à l’hôpital. Aucune plainte n’avait été déposée samedi après-midi, selon cette source.

Le militant a été “agressé par “un groupe de six racailles” qui l’ont “frappé violemment”, a pour sa part assuré le FN dans deux communiqués distincts.

► Communiqué de l’AFP mis à jour vers 20h :

Agression d’un militant FN sur un marché des Hauts-de-Seine

Un militant du Front national a reçu des coups samedi matin sur un marché de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), où il faisait campagne pour une législative partielle, a-t-on appris de source policière et auprès du FN.

Le militant, qui se plaignait de douleurs à la tête, a été transféré à l’hôpital, selon la source policière. Mais selon Julien Dufour, directeur de campagne du candidat FN Michel Georget à la législative partielle des 9 et 16 décembre, le militant a été violemment frappé à l’arrière de la tête, nécessitant huit points de suture.

Le militant blessé a l’intention de déposer plainte dimanche, a assuré le FN. Il a été “agressé par “un groupe de six racailles” qui l’ont “frappé violemment”, a assuré le parti dans deux communiqués distincts.

La couleuvre était trop grosse

Le premier communiqué est incroyable de légèreté. On parle de “bousculade” et de plaintes concernant “de légères douleurs à la tête”. Vraiment, la manipulation était trop énorme pour passer. Après la réaction de Patrick Devedjian, la montée au créneau du FN, l’agence a visiblement décidé de mettre à jour son article.

Ainsi, dans le second papier, la “bousculade” est devenu une “agression”, quand les “légères douleurs à la tête” sont devenues de simples ”douleurs à la tête”. On reste néanmoins dans une nuance à la fois floue et révoltante.

Comment en arriver à ce degré de manipulation ? Lorsque les FEMEN viennent perturber une manifestation légale contre le “mariage” homosexuel et l’adoption par les couples de même sexe, provoquant et aspergeant les badauds à l’aide de mini-extincteurs, on les présente en victimes et on ose titrer : « Les FEMEN agressées par des militants d’extrême-droite. »

Lorsque que des agités d’extrême-gauche s’en prennent par derrière et avec violence à des militants du FN, hommes et femmes, qui ne faisaient rien d’autre que de distribuer pacifiquement des tracts, on nous parle de “bousculade”.

Une question : jusqu’où sont capables d’aller le mensonge et la manipulation journalistiques ?