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Le 22/12/2012

Un homme accusé d’avoir profané le Coran a été brûlé vif par la foule qui a forcé les portes du commissariat où il était détenu.

La victime, un voyageur, avait passé la nuit de jeudi à vendredi dans une mosquée d’un village de Seeta, dans la province du Sindh (sud). L’imam y a retrouvé des restes carbonisés du livre saint musulman le lendemain matin. « Il était seul dans la mosquée durant la nuit, il n’y avait personne d’autre pour faire cette terrible chose », a-t-il déclaré.

Les villageois ont frappé l’homme avant de le remettre aux mains de la police, mais quelques heures plus tard, une foule d’environ 200 personnes a pris d’assaut le commissariat, a traîné l’homme dehors et l’a brûlé vif, a expliqué un commissaire de district.

Selon le Center for Research and Security Studies, centre de recherche pakistanais sous influence occidentale, 53 personnes accusées de blasphème ont été tuées au Pakistan depuis 1990. Le blasphème y est en effet passible de la peine capitale, alors qu’il n’est pas spécifiquement défini par la loi.

Le régime du Pakistan, pièce maitresse de « l’Axe du Bien » en Asie dans le projet d’encerclement à la fois de l’Iran et de la Fédération de Russie, est toujours considéré par Washington et ses alliés occidentaux et arabes comme un système à ne surtout pas remettre en cause, ni à marginaliser au sein de la « Communauté internationale », malgré son soutien actif à l’islam radical, aux jihadistes internationaux et aux taliban. On n’a donc pas fini d’y brûler et d’y lyncher des gens…

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