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Les 4 Vérités

Par Christian Lambert le 19/12/2012

La situation actuelle de la France n’est pas bonne, tout le monde le sait. Elle sera plus mauvaise encore dans un proche avenir. En Suisse, la situation est florissante. Elle est en tout cas infiniment meilleure qu’en France. Pourquoi cette différence considérable entre deux pays frontaliers ?

La France, depuis longtemps, a été engagée par ses dirigeants sur une mauvaise voie, celle du marxisme-léninisme, influencé par la Révolution de 1789 et ses utopies sanglantes. Étant en Chine pendant la Révo­lution culturelle, j’ai lu sur les murs de Pé­kin : « Inspirons-nous de la grande Révolu­tion française et de la Commune de Paris. Longue vie au camarade Mao ! » Cet état d’esprit prend appui sur la mentalité dominante dans notre pays qui est souvent – n’ayons pas peur de la vérité – haineuse, envieuse, égalisatrice, pour tout dire destructrice. Les syndicats sont là pour cela, tout-puissants et entretenus par l’argent public.

Le mot d’ordre de la France « démocratique et républicaine », c’est « mort aux riches ». Créons la misère pour la partager. Le bilan, on le connaît pour le ressentir chaque jour : déclin économique et financier, dette énorme, chômage et immigration de masse, précarité générale, 8 millions d’habitants sous le seuil de pauvreté, une délinquance généralisée, des milliers de gens qui ont faim, des mendiants partout, malgré un impôt (social) écrasant, stupide et dévastateur. C’est l’instauration sournoise de la dictature du prolétariat avec la lutte des classes pour ligne directrice et le renforcement du prolétariat par les immigrés venus d’Afrique – avec évidemment une exception globale pour les « camarades » au pouvoir. Qui vient d’acheter avenue de Breteuil, à Paris, un appartement de 6,2 millions d’euros ? J’ai entendu dire qu’il s’agissait du ministre du Budget…

Alors que faut-il choisir ? L’enfer fiscal français ou le paradis fiscal suisse ? Les Suisses, qui ne sont pas des Martiens, mais de bons Jurassiens, montagnards sérieux, travailleurs, épargnants et, de surcroît, de vrais démocrates, n’expédient pas en pure perte des milliards de francs suisses à l’étranger. Ils reçoivent de l’étranger des milliers de milliards de dollars et d’euros. La Suisse, c’est le coffre-fort du monde, nul ne l’ignore, dont la location rapporte des sommes colossales. Pourquoi ce miracle ? Tout simplement parce qu’en Suisse, l’impôt est raisonnable. Dans les cantons alémaniques, le taux moyen de l’impôt est, à ma connaissance, de 7 % et, très logiquement, le niveau de vie en Suisse est sensiblement supérieur à celui de la France. En France, le taux d’imposition est souvent 10 fois supérieur. Sans parler des 75 % du camarade Hollande qui reviennent pratiquement à 100 % de confiscation. Comment peut-on être aussi bête ?

La Suisse ne se lance pas dans des guerres dramatiquement onéreuses et perdues d’avance. Elle ne s’englue pas dans les restes d’un empire disparu comme la France, avec ses « Indes occidentales » et ses Kanaks du Pacifique. Du sucre et du rhum, on en trouve ailleurs qu’aux Antilles et on n’a pas besoin de la vanille de Mayotte. On n’est plus au XVIIIe siècle. Toutes ces « isles » aux rivages enchanteurs, avec leurs privilèges et leurs typhons annuels, coûtent aux contribuables français près de 10 milliards d’euros par an. Les privilèges accordés à la Corse et autres Wallis et Futuna, ça coûte cher !

Ceci étant, la Suisse est, elle aussi, menacée par l’immigration de toute la misère du monde. Mais les Suisses, l’État comme les cantons, savent l’endiguer. 68 % des délinquants condamnés en 2009 étaient Turcs et Yougoslaves, sans papier. « Pas d’étrangers dans notre système social comme en France, écrit l’hebdomadaire Die Welt­woche. » Et, pourtant, de nombreux immigrés en Suisse ne sont pas des Bantous analphabètes et autres Bambaras. Ce sont souvent des Allemands de haut niveau qui occupent des postes-clés dans les entreprises helvétiques.

Tout ceci explique que bien des Suisses n’aiment pas les Français. Bien des Suisses redoutent de se trouver un jour frontaliers d’une sorte de prolongement de l’Algérie, une « république musulmane francaouie », qui, déjà, compte 8 millions de musulmans et 2 000 mosquées et lieux de culte islamistes, et où la population musulmane s’accroît chaque année de plusieurs centaines de milliers de fidèles par l’immigration et la démographie – cette invasion étant encouragée de multiples façons par l’État-providence, dont on dit qu’il est laïc (contre le christianisme, mais pas contre l’islam).

La France, devenue un paradis fiscal de type helvétique, sans minaret, ni misère, c’est bien sûr un rêve. Un jour, un socialiste, bien de chez nous, militant du nivellement par le bas, m’a dit : « La Suisse, c’est rien ; Qu’est-ce qu’ils ont inventé les Suisses ? Le coucou, c’est tout. » Je lui ai répondu : « La France n’a pas inventé le coucou, Monsieur, c’est vrai. Elle a fait beaucoup mieux, elle a inventé la guillotine ! »