Dutheil de La RochereRassemblement Bleu Marine

Communiqué de Presse de Bertrand Dutheil de La Rochère, Président de Patrie et Citoyenneté, Membre du RBM du 28/12/2012

Quand le navire gouvernemental prend l’eau, les supplétifs de l’équipage se rapprochent des canots de sauvetage. Dans leur vidéo de fin d’année, les communistes montrent des extraits de discours du candidat socialiste : ce dernier promet sous les rires d’un public fictif. Ainsi, sont dénoncés le traité budgétaire européen, la TVA antisociale ou les facilités accordées aux grandes entreprises sans contrepartie. Le slogan de campagne, « Le changement, c’est maintenant », est progressivement grignoté pour finir par disparaître. Après l’énumération de sites industriels en difficulté, on voit François Hollande déclarer « la réindustrialisation de la France sera ma priorité », avant que soit rappelé « 1500 emplois détruits chaque jour, ça ne nous fait pas rire ».

De son côté, Jean-Vincent Placé, président du groupe vert au Sénat, vient de déclarer : « Moi, je ne suis pas à l’aise avec ce que font les sociaux-libéraux européens… avec une forme d’alignement vers le libéralisme et de dérégulation, et puis de disparition des services publics. » Il en profite pour dénoncer son « ami » Daniel Cohn-Bendit qui « met l’Europe au dessus de tout » et penche vers les « sociaux-libéraux en Europe ». Déjà, au sein même du Parti socialiste, une douzaine d’élus de la Gauche populaire avait exprimé timidement leur inquiétude. Jean-Luc Mélenchon, lui, est depuis longtemps dans une agitation aussi vaine que fébrile, dénoncée comme telle par le seul député de son parti de Gauche.

Qui peut croire ces verts, ces communistes et quelques autres avec ? Ne savaient-ils donc pas que François Hollande était un européiste social-libéral et mondialiste ? N’avaient-ils pas compris que François Hollande ne remettrait pas en cause la monnaie unique et la concurrence libre et non faussée ? Tous ont été élus, au premier ou au second tour, avec l’aide du Parti socialiste, et tous feront alliance avec lui pour les scrutins de 2014, de 2015 et encore ceux d’après. Mais, 2013 est sans élection : c’est le moment de faire croire à une existence sans aide pour une survie artificielle.

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine constitue la seule opposition à cette Europe du chômage et de la misère sociale. Les autres peuvent bien dénoncer, ils finissent toujours par se coucher pour obtenir quelques sièges, pour continuer à exister. L’union de la gauche est un alibi commode pour justifier sa soumission au désordre établi. Que les militants qui ne veulent pas se laisser abuser rejoignent la seule force qui se lève pour donner un véritable espoir aux Français.