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Le 06/01/2013

Comme sa fille Marine, Jean-Marie Le Pen, président d'honneur du Front National, ne participera pas à la manifestation anti-mariage gay programmée à Paris le 13 janvier prochain. Faute de pouvoir être présent physiquement, il y sera "mentalement". Et il appelle sa fille à changer d'avis et à se rendre à cette manifestation, qui, selon lui, est aussi et surtout une "manifestation d'hostilité à la politique du gouvernement".

"Une manifestation d'hostilité à la politique du gouvernement"

"Si j'étais à Paris, je participerais à la manifestation (...). J'y participerai mentalement pour cette raison aussi que c'est une manifestation d'hostilité à la politique du gouvernement", a affirmé Jean-Marie Le Pen lors d'une conférence de presse à Hem, près de Lille, où il venait adresser ses vœux de nouvelle année aux militants.  Le fondateur du FN a expliqué qu'il serait à Nantes le 13 janvier, pour la suite de ses voeux aux militants.

Marine Le Pen avait annoncé vendredi qu'elle ne participerait pas à la manifestation, mais qu'elle soutenait les membres de son parti qui s'y rendraient, rappelant l'opposition du FN "au mariage, à l'adoption et la PMA" (procréation médicalement assistée) pour les homosexuels.

"Le bureau politique de lundi la fera peut-être revenir sur sa décision"


Interrogé sur la position de sa fille, Jean-Marie Le Pen a estimé qu'elle avait "donné une raison qui est valable, mais que je ne trouve pas péremptoire, qui est 'je ne veux pas apparaître à la remorque de M. Copé'. Qui est encore à la remorque de M. Copé ? Il n'y a déjà presque plus d'UMP."  "Je crois que le bureau politique de lundi va quand même étudier la question, peut-être faire revenir la présidente sur sa décision de non-participation", a-t-il ajouté. Il faut bien voir que le raisonnement de Marine est le suivant : ces manifestations sociétales sont en fait des rideaux de fumée qui masquent au peuple français les problèmes graves que sont l'insécurité, le chômage".

Selon Jean-Marie Le Pen, la présence de syndicats dans les cortèges pro-mariage gay du 15 décembre est une raison supplémentaire, "politique", de manifester. "Que venaient faire les syndicats dans cette affaire ? Apporter des troupes à une manifestation qui risquait d'en manquer. C'était donc bien au gouvernement socialiste plutôt qu'aux homosexuels que les syndicats venaient apporter leur soutien", a-t-il analysé.

L'ex-président du FN a par ailleurs "regretté" la mise en garde adressée par le ministre de l'Education Vincent Peillon aux établissements catholiques à propos du débat sur le mariage homosexuel. "Ca ne pouvait être ressenti, dans notre pays, que comme une agression directe", estime-t-il alors que François Hollande a soutenu la sortie de son ministre.