Copé CFCM RLPour ceux qui pensaient que Jean-François Copé avait pleinement pris conscience du vaste problème lié à l'immigration venu majoritairement de pays musulmans, le choc est rude.

Monsieur Copé avait évoqué, tout le monde s'en souviendra, lors de la campagne pour la présidence de l'UMP, la mésaventure d’un jeune qui se serait fait "arracher son pain au chocolat par des voyous" pour la raison "qu’on ne mange pas au ramadan". Aussitôt, les pleureuses de tout bord avaient rappliquées pour mettre le vilain candidat au pilori médiatique.

Le "machin" mis en place il y aura 10 ans cette année par Nicolas Sarkozy qui était à l'époque au ministère de l'Intérieur -le Conseil français du culte musulman (CFCM)- avait alors dès octobre déposé une plainte contre le maire de Meaux pour "diffamations". Ce mardi, le patron de l'UMP a fait preuve de repentance et le CFCM a décidé de retirer sa plainte.

Sauf que ce matin Abdallah Zekri, président de l'Observatoire national contre l'islamophobie (une instance interne du "machin") a annoncé qu'il maintenait sa plainte au motif que monsieur Copé n'a pas exprimé fermement de regrets. Cet après-midi, nouvelle rencontre entre Mohammed Moussaoui et le chef du parti de l'ex-président de la République, confirmation du retrait de la plainte et nouveau refus de monsieur Zekri...

Au delà de l'affaire judiciaire qui vire au ridicule et à l'amusement public, une chose apparaît clairement : la République et les partis dits de gouvernement qu'ils soient de droite ou de gauche se couchent littéralement devant les exigences de repentance des musulmans.

Il est désormais de plus en plus compliqué d'appeler un chat un chat, surtout si ce dernier est de religion musulmane et qu'il dit aux autres mâtous de ne pas manger de croquettes (halal bien entendu) pendant le mois du ramadan.

Triste droite, triste Copé, triste France.

Guillaume Schirer