Leif BlancFN

Communiqué de Leif Blanc, délégué national du Front National à la Ruralité, l’Agriculture et l’Environnement du 11/01/2013

Familles rurales annonce un coût record du panier moyen des Français qui a atteint 137 euros en 2012, en hausse de 3,5 %. La hausse constatée en 2011 était encore plus brutale et s’établissait à 4,4 %.

Toujours selon Familles rurales, la baguette a augmenté de 7,5 % en boulangerie mais de 18,6 % en grande surface depuis 2007. Autre exemple frappant sur la même période : les produits laitiers des marques de distributeurs ont augmenté de 36 % dans les rayons des hypermarchés. Une période marquée, pour les agriculteurs et les industriels par une volatilité sans précédent des cours des matières premières agricoles : jusqu’à 60 % entre le plus haut et plus bas pour les prix moyens du lait payés au producteur, jusqu’à 100 % pour le blé tendre.

Situés au deux extrémités de la chaîne, agriculteurs et consommateurs sont les grands perdants d’un système dérégulé qui n’est rien d’autre qu’un marché de dupe. Les premiers sont condamnés à vendre à des prix souvent inférieurs à leurs coûts de production. Les seconds, à payer toujours plus cher leur alimentation alors qu’ils sont de plus en plus nombreux à voir leurs revenus stagner ou baisser. La volatilité des prix profite par contre pleinement aux spéculateurs, très actifs sur les marchés de matières premières agricoles. De son côté, la grande distribution, forte d’un quasi-monopole sur les produits alimentaires, exerce une pression intenable sur ses fournisseurs au nom de la préservation du pouvoir d’achat, tout en pratiquant de fortes hausses des prix en magasin afin de maintenir ou d’augmenter ses marges.

Faute de volonté politique, et plus précisément d’une nouvelle politique agricole, d’une sévère régulation des marchés et d’un encadrement strict des pratiques de la grande distribution, les prix des denrées alimentaires continueront d’augmenter dans les années à venir. Ces fortes hausses, conjuguées aux autres effets de la crise que nous traversons, aboutiront fatalement à une crise alimentaire d’une ampleur sans précédent dans notre pays depuis l’après guerre.