Etouvans (25)

L'Est républicain

Par Aude Lambert et Alain Dupont le 14/01/2013

Montbéliard. A leur manière, les adolescents d’Étouvans ont rendu hommage à Maxime Roussel, un an après son assassinat.

Hier, à l’initiative de la petite amie de la victime, une centaine d’habitants se sont retrouvés à la salle des fêtes. Une manifestation intimiste et volontairement discrète que les organisateurs ne souhaitaient pas ébruiter. Certains accompagnés de leurs parents, les enfants du village ont entamé une marche blanche dans la plus grande dignité. Plusieurs d’entre eux portaient une banderole sur laquelle étaient inscrits les mots : « Maxime, on t’aime ».

« Présent dans leur vie »

Le cortège a rejoint le stade sportif de la commune. Un lieu symbolique puisqu’il est le point de rendez-vous de toute la jeunesse d’Étouvans. Là, les ados ont écrit des petits mots sur d’immenses draps blancs étalés à même le sol pour Maxime et sa famille.

Mais la souffrance s’est aussi teintée de notes d’espoir. Des roses blanches ont été déposées, des bougies allumées, des ballons se sont envolés dans le ciel. Le maire, Anne-Marie Hadiuk, a participé à cette manifestation d’une belle sobriété : « C’était très important, pour moi, d’être là, même si je me suis mise en retrait », expliquait-elle, tout en saluant les initiatives des adolescents : « Ces hommages montrent à quel point Maxime est encore présent dans leur vie. »

Certains collégiens ont ressenti le besoin de se recueillir sur la tombe de la victime, qui repose dans le cimetière du village. Anne-Marie Hadiuk a confirmé qu’une stèle serait bien érigée en sa mémoire : « Au départ, une plaque commémorative devait orner le stade sportif, mais je crois que la famille de Maxime a changé d’avis concernant l’emplacement », soulignait-elle.

Il y a un an, le 13 janvier, l’assassin présumé de Maxime, découvert étranglé et le corps en partie calciné, était mis en examen. Le lendemain, samedi 14 janvier, 1 000 personnes se rassemblaient à Étouvans pour une marche blanche : amis, proches, habitants, professeurs, anonymes. Une marche déjà mise sur pied par les adolescents à l’époque sous le choc, plongés dans une tristesse infinie mais qui ont toujours su faire preuve d’une sagesse exemplaire.