Carte JuraLa Voix du Jura

le 17/01/2013

Le Jura n’est pas un désert médical, c’est sûr.

Mais il est toutefois en situation de fragilité dans certains secteurs qui sont sur le point de manquer de généralistes. Quatre zones à risques ont été identifiées dans le Jura par l’Agence régionale de santé (ARS).

Pour plusieurs raisons. La première est le vieillissement des praticiens qui ont, pour certains, largement dépassé la cinquantaine. Comme dans un département sur deux, la moyenne d’âge est probablement supérieure à 53 ans. Ces médecins âgés ont parfois des difficultés à remettre leur cabinet à des jeunes peu séduits par l’exercice libéral en solitaire dans les zones rurales. D’où le succès tout relatif du reste des maisons de santé.

Seconde raison, selon le collectif interassociatif sur la santé, moins de 10 % des professionnels qui s’installent aujourd’hui choisissent la médecine libérale et se tournent plutôt vers le salariat. Les nouvelles générations n’ont plus pour modèle le médecin de campagne qui ne compte pas ses heures. Avec la féminisation de la profession, les jeunes médecins ne veulent plus sacrifier leur vie de famille. « La médecine n’est plus un sacerdoce, mais un métier », expliquait, en 2005, le directeur de la Direction départementale de l’action sanitaire et sociale (DDASS), Laurent Mouterde.