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Par Pascal Busy le 25/01/2013

Alors que l’avocat général avait requis des peines allant jusqu’à douze ans de prison pour certains des auteurs du sanglant braquage du bureau de tabac de l’avenue Jean-Jaurès à Belfort, les jurés ont opté pour une peine de cinq ans pour les plus impliqués.

Les jurés de Haute-Saône n’ont pas suivi les lourdes réquisitions, jeudi soir, sur l’agression sanglante d’un buraliste belfortain en mai 2010 pour lui voler ses 9000 euros de recette (nos précédentes éditions). Alors que l’avocat général avait requis des peines allant jusqu’à douze ans de prison, les deux plus impliqués des accusés, il est vrai mineurs, n’ont écopé que de cinq ans de prison.

C’est le jeune délinquant lyonnais de 16 ans qui avait porté plusieurs coups, dont Jean-Francois Torres a conservé de lourdes séquelles, ainsi qu’un de ses copains qui ont été condamné à la plus lourde sanction. Cinq ans de prison alors que l’avocat général en avait requis douze pour le premier.

Lors de sa plaidoirie son avocate, M e Céline Cooper, a insisté sur le très jeune âge de l’accusé au moment des faits, alors que son casier judiciaire à l’époque ne portait que deux mentions.

Deux autres comparses originaires du Rhône, et montés avec lui à Belfort pour commettre le hold-up, ont écopé de peines allant de trois à quatre ans de prison en fonction de leur implication dans l’agression et de leurs antécédents.

Les jurés ont été beaucoup plus cléments pour un trentenaire belfortain considéré comme l’instigateur du hold-up et contre qui l’avocat général avait réclamé dix ans de prison.

Dans sa plaidoirie, M e Schwerdorffer s’est escrimé à porter le doute sur son rôle exact et son degré d’implication. Il a toujours contesté, par exemple, avoir fourni le couteau au mineur qui s’est acharné sur la victime. L’avocat bisontin a d’évidence convaincu, puisque la cour n’a condamné son client qu’à une peine de deux ans de prison.