Dominos chuteBruno Gollnisch

Le 25/01/2013

Fin 2012, 2 216 Français étaient détenus à l’étranger, selon le Quai d’Orsay, dont les trois quart pour trafic de stupéfiant ou des délits de droit commun. Ils sont un de moins depuis quelques heures avec le retour ultra médiatisé, hier, après tout de même sept ans de prison, de Florence Cassez. Une libération qui a été prononcée officiellement en raison de vices de procédure, a précisé la justice mexicaine. Occasion pour les amis de Nicolas Sarkozy et ceux de François Hollande de s’attribuer à tour de rôle, de manière assez puérile et pathétique, les mérites de cet élargissement anticipé. L’affaire Cassez avait été à l’origine de tensions diplomatiques entre Mexico et Paris, entraînant notamment l’annulation en 2011 de « L’année du Mexique » dans notre pays. Le compagnon mexicain de la française, Israël Vallarta, soupçonné d’être à la tête du gang ultra-violent des Zodiacos spécialisé dans le rapt, est toujours en détention dans l’attente de son procès. Nous l’évoquions en avril 2011, cette affaire comporte de nombreuses zones d’ombres, et peut accréditer les doutes sur l’impartialité de la justice mexicaine dans ce dossier. Mais de là à penser que M. Vallarta est innocent des crimes qui lui sont imputés, comme l’a suggéré Florence Cassez hier lors de sa conférence de presse, c’est peut être ( ?) beaucoup s’avancer et la presse mexicaine s’est montrée très sceptique sur cette question, certains doutant encore de l’innocence totale de la jeune française.

Marine le Pen a parfaitement résumé hier sur Canal + l’opinion de beaucoup de nos compatriotes en notant que sans vouloir « minimiser la joie de Florence Cassez, de sa famille et je peux la comprendre », « la technique consistant, pour des raisons publicitaires de la part du pouvoir, à faire de l’Elysée une espèce de coulisse de TF1, ou Canal + ou BFM, m’apparaît être une mauvaise chose. » « Hier, il y a quelqu’un qui est revenu de manière parfaitement anonyme : le corps de l’otage français tué sur le site gazier algérien. Je pense que le gouvernement aurait peut-être dû recevoir en priorité sa famille ». Un sujet certes moins vendeur pour les « fils de pub » chargés de la communication gouvernementale.

La présidente du FN a tout aussi justement pointé les leçons de morale, bien hypocrites, de la caste politico-médiatique à l’endroit d’un pouvoir politique mexicain intervenant dans le cours de la justice : « Excusez-moi, ils ne pourraient pas regarder la poutre qu’ils ont dans l’œil, plutôt que la paille dans celui des autres ? », a-t-elle demandé, rappelant que Nicolas Sarkozy est intervenu dans les dossiers Liliane Bettencourt et Bernard Tapie.

Les policiers de la brigade financière ont d’ailleurs mené hier  deux perquisitions aux domiciles de l’actuel PDG de France Télécom, Stéphane Richard, et de Bernard Tapie, dans le cadre de l’affaire dite Christine Lagarde-Bernard Tapie http://www.gollnisch.com/2011/05/24/de-l%e2%80%99affaire-tapie-au-fmi-christine-lagarde-candidate-par-defaut%e2%80%a6/

Au même moment, c’est un bon ami de François Hollande et de Laurent Fabius, présent hier à l’aéroport pour accueillir Florence Cassez, qui était entendu par la justice.

Il s’agit de Dominique Strauss-Kahn bien sûr, qui était invité au même moment  à s’expliquer devant les juges instruisant l’affaire de proxénétisme dite du Carlton de Lille. Selon les termes des magistrats instruisant ce dossier, rapportait L’Express en novembre 2011, celui-ci révélait « un scandale inédit en France, à la confluence des réseaux francs-maçons, libertins et politiques » – http://www.gollnisch.com/2011/11/17/affaire-dsk-ps-a-la-confluence-des-reseaux-francs-macons-libertins-et-politiques/

DSK a été confronté pendant quatre heures à une prostituée qui indique avoir participé à des soirées à Paris, en Belgique et à Washington après avoir été recrutée dans le club de Tournai, contrôlé par Dodo la Saumure, où elle exerçait ses talents. Interrogé par canal +, Dodo a fourni un alibi en béton à « Dominique » : « Je pense qu’avec son travail au FMI, il avait autre chose à faire qu’organiser des partouzes ». Un scénario crédible ? Comme disait le bien regretté et inégalé Louis de Funès, dont on célèbre aujourd’hui le trentième anniversaire de la disparition, « Le cinéma ? Je le fais sur un écran, pas dans la vie ! »…

Une grande vadrouille médiatico-affairiste constate Bruno Gollnisch, qui occulte opportunément pour quelques heures la grande débâche économique, avec la publication ce vendredi des chiffres du chômage du mois de décembre. Pour le vingtième mois consécutif, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits est en augmentation. Sur les onze premiers mois de 2012, on décompte plus de 270 000 demandeurs d’emploi supplémentaires sans aucune activité (catégorie A), 360 000 avec ceux qui ont travaillé à temps réduit (catégories B et C).

Au total 4,6 millions de personnes étaient inscrits à Pôle emploi fin novembre , dont officiellement 3,13 millions sans aucune activité, un chiffre inégalé depuis 15 ans qui pourrait atteindre dans un trimestre le pic de janvier 1997 (3,2 millions).

Ce gouvernement peut toujours se consoler, en consultant le taux de chômage chez nos voisins espagnols, Espagne qui  a clôturé l’année 2012 sur un catastrophique record historique, avec plus de 26% de la population active sans emploi, un taux qui atteint même le pourcentage effrayant de 55% chez les jeunes, une situation sans espoir d’amélioration en 2013. Ce n’est pas non plus une bonne nouvelle pour les contribuables français sommés d’être solidaires des pays fragilisés de la zone euro. Après la Grèce, l’Espagne ?

Et après l’Espagne, à qui le tour ?