Cartes d'identité françaiseLe Pays

Par A. T. le 27/01/2013

Les fonctionnaires de la Brigade mobile de recherche zonale de la police de l’air aux frontières (PAF) de Metz, viennent de démanteler un réseau spécialisé dans le trafic de cartes d’identité. Un réseau qui opérait dans le Grand Est – Haute-Saône, Vosges, Meuse, Territoire de Belfort et Meurthe-et-Moselle notamment – et qui à l’aide d’actes authentiques de naissance et de fausses factures EDF, tentait de se faire délivrer de vraies cartes d’identité auprès des mairies et préfectures.

L’affaire a démarré en juillet 2012 par un signalement de la préfecture de Vesoul, alertée par de fausses factures et des actes de naissances en provenance de Mulhouse. Un premier suspect, âgé d’une trentaine d’années et connu pour des faits similaires, était interpellé en banlieue de Mulhouse et placé en détention provisoire.

Le parquet de Vesoul saisissait la PAF de Metz dans le cadre de l’ouverture d’une information judiciaire visant à faire toute la lumière sur cette filière destinée à alimenter des gens en situation irrégulière sur le territoire ou à octroyer le statut de Français à des individus en situation précaire à l’étranger.

L’enquête permettait d’identifier deux de ses complices – en fuite en Italie et en Grèce – suite à son interpellation. La PAF ne relâchait pas sa surveillance alors que le duo revenait dans le Haut-Rhin pour réactiver le réseau.

Mardi, les deux hommes âgés d’une quarantaine d’années étaient interpellés dans un appartement du centre-ville de Mulhouse, avec le renfort du Groupe d’intervention de la police nationale (GIPN). Un troisième homme, un intermédiaire en situation irrégulière, le sera également dans la foulée, au sein d’un second appartement mulhousien. Ce dernier suspect était notamment chargé de récupérer les actes de naissance vendus entre 20 et 50 € et d’accompagner les demandeurs de cartes dans leurs démarches. Des vraies cartes qui pouvaient se vendre jusqu’à 2500 € même s’il y a eu peu de délivrance.

La plupart des demandes de dossiers effectuées par ce réseau seraient restées à l’état de tentatives. Reste que les trois hommes ont été présentés à un juge d’instruction de Vesoul et écroués pour « aide au séjour irrégulier en bande organisée, fourniture et trafic de faux documents ».