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Communiqué de presse de Michel Guiniot, Membre du Bureau Politique, Délégué national aux collectivités territoriales du 31/01/2013

Même si le pire n’est jamais sûr, l’annonce officielle, faite ce matin, par la direction de Goodyear de la fermeture de son usine d’Amiens comme seule option possible, confirme ce que redoutaient les salariés de ce site.

Après Continental, c’est Goodyear qui, au nom de la sauvegarde de la compétitivité, va, à court terme, envoyer 1.250 salariés picards à Pôle Emploi.

Le prétexte de la compétitivité peut-il tenir, lorsque l’on sait que Goodyear international a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 22 milliards de dollars avec un bénéfice de 223 millions de dollars.

Cette décision relève, bien évidemment, de la triste réalité des licenciements boursiers, puisque les propositions scandaleuses faites aux salariés en matière d’augmentation du temps de travail, notamment durant les week-ends, et de réduction des salaires s’apparentent à un véritable chantage qui devient habituel chez les multinationales et ne pouvait être accepté.

Les propos de la CGT qui en mars 2009 prétendait « que tout allait bien » posent un certain nombre de questions et révèlent une fois de plus la complicité entre ce syndicat et l’ultralibéralisme.

Par ailleurs, on peut s’interroger sur l’action du Commissaire à la réindustrialisation, nommé en 2009 par N. Sarkozy et se demander à quoi va servir en Picardie son remplaçant, le Commissaire au redressement productif, dernier gadget de l’inénarrable ministre Montebourg !

Ce ministre socialiste qui agit en faveur de l’emploi en délocalisant des centres d’appels, en offrant des prêts de 100 millions d’euros au Maroc et projette d’installer des usines Renault en Turquie, plutôt qu’en Picardie !

Le Front National soutient les salariés dont l’emploi est mis en danger par les politiques des multinationales, la course au profit financier et boursier, l’ultralibéralisme et l’économie mondialiste qui, aujourd’hui, jettent chaque jour des milliers de Français dans la précarité et l’insécurité sociale.

Le Front National considère que la protection des emplois de nos concitoyens est une priorité nationale et que l’application des propositions de Marine Le Pen dans ce domaine est une véritable urgence pour la France et les ouvriers Français.