Vendée génocide

Nouvelles de France

Par Pierre de Bellerive le 31/01/2013

Rares sont ceux qui se permettent encore de défendre Maximilien de Robespierre, symbole de la Terreur pendant la Révolution française. Jean-Luc Mélenchon fait néanmoins partie de ceux-là. Dans une lettre écrite au président de France Télévisions Rémy Pflimlin, il proteste contre le contenu d’une émission diffusée sur France 3 intitulée « Robespierre, bourreau de Vendée ? ».

Le leader du Front de Gauche déclare notamment que « le contenu de cet épisode est un offensant et grossier plaidoyer à charge contre la Révolution de 1789, truffé d’erreurs et dangereusement orienté vers une banalisation de l’idée de génocide ». Il conteste également l’utilisation « dans n’importe quels contextes et conditions historiques » du terme « génocide ».

Maximilien de Robespierre est entré le 27 juillet 1793 au Comité de salut public, où il participe à l’instauration d’un gouvernement révolutionnaire et devient le symbole de la Terreur, durant laquelle le génocide vendéen s’est déroulé. Il meurt guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris, après avoir été arrêté par la Convention qui l’avait déclaré hors-la-loi.

Selon les historiens Reynald Secher et Pierre Chaunu, on peut effectivement parler de « génocide » en Vendée, tant la volonté du pouvoir central d’exterminer ce foyer de contre-révolution s’est traduit en mesures législatives et militaires qui ont conduit au massacre d’environ 500 000 personnes.

Ce courrier a été envoyé alors qu’un vif débat a eu lieu récemment au Parlement suite à une proposition de loi de membres du groupe UMP demandant la reconnaissance du génocide vendéen.