Melenchon 1Steeve Briois

Par Steeve Briois le 23/02/2013
On apprenait ce matin que la permanence du Front de Gauche à Hénin-Beaumont fermait ses portes. Comme nous le disions déjà à l’époque, la venue de Mélenchon l’année dernière à l’occasion des législatives n’était qu’un vulgaire coup médiatique. Espérant un mano à mano avec Marine, il avait fini 3ème après avoir mené une campagne particulièrement haineuse et anxiogène. Depuis, il s’était fait rare dans les rues héninoises, ne venant qu’accompagné de caméras pour déverser un peu de bile et d'aigreur.
 
L’ancien sénateur socialiste avait feint il y a quelques années de découvrir la lumière, vitupérant contre l’ultralibéralisme et l’amoralité du capitalisme. La vérité est moins épique, puisqu’avant d’être un révolutionnaire motivé par la cause du peuple, Mélenchon n’est jamais qu’un parfait opportuniste considérant les travailleurs français uniquement comme un segment de marché, qu’il faut courtiser de manière parfaitement artificielle.
 
Difficile d’être crédible dans la défense des travailleurs français quand on a signé 20 ans auparavant le funeste traité de Maastricht qui a instauré l’Union européenne et la monnaie unique.
 
A Hénin-Beaumont, on ne pourra en tout cas pas dire que Mélenchon a laissé un souvenir impérissable. Un petit échec lui aura suffi pour plier bagages. Comme le disait Mao, tyran sanguinaire et référence d’une bonne partie de l’extrême-gauche française, « la révolution n’est pas un dîner de gala ». Il n’y avait que les journalistes gogos et bobos pour croire qu’un homme qui fait campagne avec les anciens adjoints de Dalongeville peut-être  un révolutionnaire. Les Héninois quant à eux ont compris la supercherie en un scrutin.