Liber

 BFM-TV

Par Thomas Misrachi, Marie-Baptiste Duhard, Timothée Leblanc, Maxime Meunier et Pierre Caillé le 01/03/2013

Victime presque oubliée et dont on a très peu parlé, Loïc Liber est l'un des survivants des tueries de Mohamed Merah. Le sous-officier parachutiste avait été laissé pour mort à Montauban par le tueur. A quelques jours des commémorations de ces tueries, sa mère et sa petite amie ont accepté de se confier à BFMTV.

Laissé pour mort, il est devenu tétraplégique

Chaque jour Emilienne, la mère de Loïc, et Audrey sa compagne, lui rendent visite à l’hôpital de Percy. Il y a près d’un an, à Montauban, le parachutiste était grièvement blessé à la gorge et à la moelle épinière, de deux balles tirées par Mohammed Merah, qui l'a laissé pour mort.

Aujourd’hui, le jeune homme est tétraplégique, il ne peut ni marcher ni bouger les bras, "mais il a fait beaucoup de progrès et va beaucoup mieux" souligne sa mère.

"Il se voit au bord de la route et c'est tout"

A la question de savoir s'il se souvient de la journée du 15 mars (le jour où Mohamed Merah a commis la tuerie de Montauban, ndlr), Audrey, sa petite-amie, raconte qu'il ne s'en souvient "pas totalement".

"Il se souvient d’être allé déjeuner. Puis il se voit au bord de la route, et c’est tout" ajoute-t-elle.

Dans deux semaines, cela fera un an que le drame s’est produit, la compagne de Loïc confie qu'il est "un peu triste de voir l’état dans lequel il se trouve", à l'approche de ce douloureux anniversaire.

Décoré de la médaille militaire lundi prochain

"Mais ça lui donne le goût d’avancer, il a envie de continuer à se battre afin de retrouver le maximum d’autonomie et une vie normale" fait valoir Audrey.

Lundi prochain, Loïc Liber recevra la médaille militaire des mains du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.