Jihad Sorgues

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Boulevard Voltaire

Par Maurice Vidal le 08/03/2013

En soutenant la famille du petit garçon prénommé Jihad, le MRAP vient de confirmer sa vraie nature : ce mouvement, qui prétend œuvrer pour l’Amitié entre les Peuples, n’est autre qu’un des fers de lance de l’islam radical. Les explications et les excuses qu’il donne pour minimiser l’affaire du tee-shirt porté par le garçonnet de 3 ans vont dans ce sens. Tout est bon, en effet, pour justifier la normalité d’un intégrisme politico-religieux prompt à manier aussi bien la takia que le sabre !

Le problème est qu’un tel aveuglement idéologique condamne le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples à n’être que son contraire, l’amitié entre les peuples ne pouvant aller de pair avec les bombes humaines, sauf à penser qu’un Dieu a acheté la vie des croyants « en échange du Paradis », ces derniers tuant et se faisant tuer lorsqu’ils combattent « dans le sentier de Dieu » (Coran 9 :111). Car enfin, est-il normal qu’un bambin se présente à l’école de la République vêtu d’un tee-shirt sur lequel on peut lire « Je suis une bombe » ou encore « Jihad, né le 11 Septembre » ? Ces deux inscriptions ne sont-elles pas explicites ? N’atteignons-nous point ici le sommet de l’horreur en mêlant l’innocence à la barbarie ?

Supposons que l’enfant soit de sexe féminin : la formule « Je suis une bombe » pourrait être interprétée en devenir ! Mais quid de la précision renvoyant au « 11 Septembre » ? L’Histoire n’est-elle pas l’Histoire ? Aurait-elle mille significations ? Si d’aucuns voient dans les avions pénétrant les Tours jumelles un acte d’amour universel, allons-nous pour autant en accepter l’augure ? Jusqu’à quand la France va-t-elle tolérer l’intolérable ? Suffit-il qu’un père choisisse le prénom de son enfant pour que ce prénom figure sans contestation possible sur les registres de l’état civil ? Que dirait-on si j’appelais mon petit garçon « Matamore », c’est-à-dire « Tueur de Maures » ? Y verrait-on une « marque d’humour », ou encore une « mauvaise blague » ? La « plaisanterie » serait-elle jugée « innocente » ? Aurais-je le droit d’invoquer mes origines espagnoles pour souligner qu’un tel prénom a toute sa place dans ma culture d’origine ? En tant que chef de famille, serais-je l’archétype d’une « famille paisible » ? Manuel Valls me soutiendrait-il ?

Il est grand temps que la République réagisse fermement contre des plaidoiries fantaisistes et, par suite, contre les atteintes à son esprit et à ses lois.