Douanes françaises autoroute

La Tribune de Genève

Par Marie Prieur le 15/03/2013

Qu'ils soient policiers, douaniers ou procureurs, Suisses et Français ont toutes les raisons de s'entendre et de collaborer. D'abord parce qu'ils font le même métier mais surtout car ils poursuivent les mêmes malfrats qui, eux, ne connaissent pas de frontière. C'est dans cette idée qu'est née il y a dix ans le centre de coopération policière et douanière (CCPD).

A l'occasion de leur rencontre annuelle prévue par les accords de Paris, les membres du CCPD ont dressé ce vendredi matin à Bourg-en-Bresse un bilan des plus positifs. Ainsi, en 2012, ce sont plus de 17 500 demandes qui ont été traitées via le CCPD. Dont 11 450 venant de Suisse, parmi lesquelles plus de la moitié en provenance de Genève.

Les échanges franco-suisses sont multiples et variés. Course-poursuites transfrontalières (au nombre de 17 l'an dernier), patrouilles mixtes, identifications de numéros de téléphone (75 rien que dans l'affaire de la tuerie de Chevaline), comparaisons ADN, escortes de personnalités ou encore déclenchements de l'alarme transfrontalière via le canal binational (dont 29 sur requête des autorités genevoises).

A l'avenir, Français et Suisses entendent améliorer leur collaboration dans deux dossiers clés: les alertes enlèvement et la gestion de l'accueil des gens du voyage.

(TDG)