Kim Jong-Un

France Info

Le 30/03/2013

Les autorités nord-coréennes ont annoncé ce samedi qu'elles étaient "en état de guerre" avec la Corée du Sud, mettant ainsi fin à l'armistice de la Guerre de Corée signé en 1953. Le retrait de l'accord est rejeté par l'ONU et la Corée du Sud. Si la plupart des experts ne croit pas à la possibilité d'une attaque, Washington dit prendre l'annonce "au sérieux".

Depuis 1953 et la fin de la Guerre de Corée, la Corée du Nord et la Corée du Sud sont toujours, techniquement, en guerre : le conflit s'est soldé par un armistice, et non par un traité de paix. Ce samedi, la Corée du Nord a annoncé que "la situation prévalant de longue date selon laquelle la péninsule coréenne n'est ni en guerre ni en paix est terminée". Pyongyang a décrété le retour d'un "état de guerre" avec le Sud :

"A partir de maintenant, les relations inter-coréennes sont en état de guerre et toutes les questions entre les deux Corées seront traitées selon un protocole de temps de guerre".

Cette annonce vient nourrir des inquiétudes sur une situation qui pourrait dégénérer à tout moment. La plupart des experts estiment que ces menaces ne sont que rhétoriques, mais soulignent le fait que la situation est devenue extrêmement incertaine. "Nous pouvons perdre le contrôle de la situation, elle s'engage dans la spirale d'un cercle vicieux", a déclaré vendredi le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Menace sérieuse pour les Etats-Unis, minimisée par Séoul

Aussitôt l'annonce de la Corée du Nord rendue publique, Washington a affirmé prendre ces menaces "au sérieux". "Nous avons vu les informations sur un nouveau communiqué non constructif de la Corée du Nord. Nous prenons ces menaces au sérieux et restons en relations étroites avec notre allié sud-coréen" précise la porte-parole du Conseil national de sécurité.

En revanche, pour la Corée du Sud, "ce n'est pas vraiment une nouvelle menace, seulement un élément dans une série de menaces de provocation", a annoncé le ministère de l'Unification sud-coréen.

La Corée du Sud comme l'ONU ont rejeté le retrait de l'armistice par le Nord. Début mars, l'ONU a voté des sanctions contre Pyongyang après un nouvel essai nucléaire nord-coréen. Suite à ce vote, le régime de Kim Jong-un a musclé ses menaces. Mardi, le régime a annoncé la mise en place de préparatifs pour lancer des missiles vers le continent américain.