Frigide Barjot

Virginie Tellene que l'on connaît plus sous le nom de Frigide Barjot, au dire des journalistes à dépassé les bornes. En réaction à l'adoption du "mariage pour tous" par le Sénat et l'annonce que le texte sera de nouveau devant les députés dès ce mercredi -soit cinq semaine plus tôt que prévu- la porte-parole de la "Manif pour tous" s'est exclamé :

"Hollande veut du sang il en aura ! tout le monde est furieux. Nous vivons dans une dictature. Le président de la République a décidé de nous guillotiner"

Certainement qu'elle a pété les plombs, la Frigide ! Mais, reconnaissons avec elle qu'il y a de quoi !

Les opposants au mariage pour tous - mais en particuliers les gay et les lesbiennes- ont été tout au long de ce processus mis en place par le gouvernement socialiste traités avec un mépris tel qu'il m'apparaît à moi qui suis contre ce projet (essentiellement pour des raisons de filiation)  mais qui n'a pas participé aux manifs pour des raisons qui me sont propres et auquel j'ai déjà consacré des articles, inimaginable.

Rappelez-vous. Le 13 janvier, 1 million de nos concitoyens se rassemblent à Paris pour exprimer leur opposition au projet de loi. Réaction du gouvernement : ouais, bon ils n'y a pas de quoi fouetter un chat ! 24 mars, 1,4 millions de personnes sont de nouveau dans la rue. Réaction du gouvernement : ouais, bon d'abors y z'était pas si nombreux, pis c'est des fachos !

On peut y ajouter les centaines de milliers de pétitions jetés à la poubelle par le refus du CESE de les prendre en compte, l'attitude honteuse du sénateur de Haute-Saône Jean-Pierre Michel qui non seulement manque de la moindre politesse mais insulte les opposants, les sorties clairement hétérophobes de Pierre Bergé, les oukazes mis en place pour limiter les actions des opposants au projet de loi. Etc.

Il apparaît nettement que le gouvernement souhaite donc passer en force et courcircuiter le mécontentement des opposants à ce mariage "pour tous" qui avait prévu une nouvelle démonstration de force le 26 mai prochain.

Ce soir, on voit bien qu'il y a le feu à la maison !

GS