Roms Marseille

L'auteur ou les auteurs de cet article ne sont en rien membres du Front National, du Rassemblement Bleu Marine ou d'un autre mouvement de cette famille de pensée politique -à ma connaissance- et ils ne partagent pas forcément les idées défendues ici.

Boulevard Voltaire

Par Robert Ménard le 14/04/2013

Le maire d’Hautmont, une petite ville du Nord, qui menace, la semaine passée, de démissionner si la préfecture installe « cinq ou six caravanes » de roms sur sa commune. 200 personnes qui manifestent à Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, une fois encore contre l’implantation de familles roms. Le personnel du musée du Louvre qui se met en grève pour protester contre « l’augmentation exponentielle » des voleurs, des mineurs roms, qui détroussent les touristes et menacent les gardiens. Des policiers agressés alors qu’ils tentent d’intervenir dans un camp de Roms de Saint-Fons, dans le département du Rhône. Des heurts de plus en plus fréquents, de plus en plus violents, entre des Roms et leurs voisins excédés par leurs comportements… Oui, il y a bien un problème rom en France, une question rom.

Les chiffres officiels l’attestent : « Aujourd’hui, nous estimons qu’environ 20.000 hommes, femmes et enfants, originaires de Roumanie et de Bulgarie pour la plupart, occupent en toute illégalité plus de 400 campements dans notre pays » ne peut que constater Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur.

Et rien ne devrait s’arranger. Le 1er janvier prochain, les restrictions qui visent encore les ressortissant roumains et bulgares seront levées. Ils n’auront plus besoin de permis de travail et ne seront pas limités à 150 métiers. Pour ceux qui travaillent…

Comment ne pas être inquiet ? Comment ne pas s’interroger sur ces frontières qui volent en éclats ? Comment ne pas montrer du doigt ces apprentis sorciers qui, confortablement installés dans leurs bureaux bruxellois, décident de qui sera notre voisin ? Comment ne pas constater, avec Manuel Valls, peu suspect de « xénophobie », que « les occupants de campements ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays » ? Comment ne pas approuver le maire UMP d’Hautmont qui s’étrangle : « Nous avons un taux de chômage de 23 % et 30 % de logement sociaux, nous devons déjà faire face à notre propre situation de pauvreté » ?

Et on a beau expulser — l’année dernière, sur 36.822 « éloignements » d’étrangers en situation irrégulière, 12.800 concernaient des Roumains et des Bulgares — on voit mal par quel miracle les Roms renonceraient à cet eldorado pour voleurs, mendiants et prostituées que reste notre pays.

À moins qu’on ne renverse la table et, qu’en nation adulte, on dise tout simplement non à certaines règles que nos élus, décidément irresponsables, ont accepté de ratifier.

Mais pour cela, faudrait-il encore qu’on en ait la volonté et le courage. Nos politiciens en sont manifestement dépourvus.

Reste une solution : les changer. Chiche ?