Guaino UMP

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Par Anne-Claire Huet le 24/04/2013

Dans le compte-rendu de l'Assemblée nationale sur le vote du projet de loi sur le mariage homosexuel, six députés UMP ont voté contre. Sauf que pour quatre d'entre eux, dont Henri Guaino, c'était une erreur.

Se tromper de bouton, cela arrive. Mais lors d'un vote aussi solennel que celui sur le mariage homosexuel qui a eu lieu ce mardi après-midi à l'Assemblée Nationale, cela fait clairement tâche. Et, pourtant... Ils ne sont pas moins de quatre députés UMP à avoir fait l'erreur comme le révèle Le Lab : l'ancien ministre de l'Education Nationale Luc Chatel ainsi qu'Henri Guaino, Alain Chrétien et Marianne Dubois.

Contacté par Le Lab, Henri Guaino reconnaît l'erreur : "Vous avez vu le bordel qu'il y avait ? J'ai jamais vu un tel bordel à l'Assemblée ! Il y avait trois boutons qui clignotaient, oui, je me suis trompé de bouton !". Il a également précisé qu'il était immédiatement "allé voir les services de l'Assemblée pour corriger" son vote.

UMP : Benoist Apparu et Franck Riester ont voté pour

Le texte a été définitivement adopté par l'Assemblée mardi, avec 331 voix pour et 225 contre. Cinq députés UMP, dont Bruno Le Maire, Pierre Lellouche et Nathalie Kosciusko-Morizet, se sont volontairement abstenus lors de cette seconde lecture. Seuls Benoist Apparu, l'ancien ministre UMP du logement, et Franck Riester ont voté pour.

Lors des votes électroniques, qui se déroulent en une ou deux secondes, il est fréquent qu'un député appuie sur le mauvais bouton : Jean-Louis Borloo (UDI) avait voté contre le texte sur le mariage homo par mégarde en première lecture, alors qu'il l'approuve. Cette fois-ci, l'ancien ministre ne s'est pas trompé.

Des erreurs fréquentes

L'actuel président de la République avait aussi été victime de ces votes trop rapides lorsqu'il était député. A deux reprises, en septembre 2011 et février 2012, le député socialiste à qui François Hollande avait donné délégation avait voté par mégarde pour un texte du gouvernement de l'époque. Et la première fois, le parlementaire à qui il avait confié son vote était... Jérôme Cahuzac.

Aux termes du règlement de l'Assemblée, les votes enregistrés sont définitifs même si les députés font savoir ensuite qu'ils ont commis une erreur.