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FN Lille Métropole

Communiqué d’Eric Dillies, Conseiller Régional du Nord-Pas-de-Calais et Secrétaire Fédéral du Front National de Lille du 24/04/2013

Ils étaient 7500 en l’an 2000, ils sont, selon le rapport du Sénateur Bocquet, plus de 300 000 en France aujourd’hui. Grâce à la directive européenne Bolkenstein de 1997, les entreprises françaises sont autorisées à employer des salariés venant d’autres pays européens, à la condition, qu’ils soient rémunérés de manière identique. Mais les charges sur les salaires peuvent être versées aux pays d’origine des salariés et aux conditions légales qui s’y appliquent. Ce dispositif crée une distorsion de concurrence d’environ 30 % en moyenne sur les salaires entre les français et les étrangers pour le même emploi.

Dans le contexte actuel de crise économique permanente, la concurrence par les coûts salariaux est cruciale. Jusqu’alors, la délocalisation était privilégiée. Avec la directive Bolkenstein, il n’est plus nécessaire de délocalisé, c’est le travailleur qui se déplace. L’aubaine pour les entreprises soumises aux conditions impitoyables de la concurrence internationale déloyale est telle, qu’elles se ruent sur ce dispositif, rendant le contrôle du respect des conventions par l’inspection du travail impossible.

Résultat, les salariés étrangers travaillant en France au travers de ce dispositif sont le plus souvent rémunérés aux conditions de leurs pays d’origine, comme par exemple la Roumanie, soit 130 € par mois…

C’est la fin du salaire minimum, dont rêve Mme Merkel et la possibilité, pour les entreprises européennes d’avoir des salariés aux conditions « chinoises ».

Grâce à l’Europe de Bruxelles, le modèle allemand de « déflation salariale » s’impose aux salariés Français avec l’approbation du Gouvernement Socialiste et de l’UMP, qui, ne l’oublions jamais, se sont assis sur le Référendum de 2005 et ont, ensemble, imposé la Constitution Européenne.

Question, Sénateur Bocquet : pourquoi avez-vous appelé, avec vos camarades communistes et du Front de Gauche, à élire François Hollande en mai 2012 ?