SIEL Dourdan 2013

Rassemblement Bleu Marine

Le 28/04/2013

Pendant deux jours et demi de travaux fructueux - succession de brillants exposés ponctués d'échanges propice à d'intenses réflexions - destinés à les préparer à l'action politique sur le terrain, notamment pour les élections municipales de mars 2014, les participants au Forum des Patriotes, intitulé « Vers L'Union des Patriotes, pour enrayer la crise morale, politique et économique qui ruine la France », organisé par Souveraineté, Indépendance et Libertés (SIEL) les 12, 13 et 14 avril 2013 à Dourdan, ont pu jeter les bases et définir les orientations d'un programme commun des Patriotes en vue de la constitution d'un gouvernement de « Salut Public », chargé de restaurer la souveraineté de la France sous ses trois espèces.

La première après-midi a été consacrée à la vie militante, organisée en plusieurs ateliers portant essentiellement sur les relations avec les médias, la propagande, les adhésions, ainsi que sur la réglementation et la formation pour les élections à venir, qui a permis aux militants, adhérents et sympathisants du SIEL de s'informer et de se former, dans la perspective des échéances municipales. Les participants venus de toutes les régions de la France ont aussi pu faire connaissance dans une ambiance très amicale et nouer des relations prometteuses d'actions à venir.

Le samedi vit le premier temps fort du Forum consacré aux divers aspects de la souveraineté, afin de jeter les bases et définir les orientations d'un programme commun des Patriotes : la souveraineté de la Nation qui entrave toutes les aliénations institutionnelles ; la souveraineté de l'Etat qui s'oppose à toutes les féodalités intérieures ; la souveraineté culturelle qui sauvegarde les traits et l'héritage de la civilisation française.

Après une ouverture des travaux par Karim Ouchikh, le président fondateur du SIEL Paul-Marie Coûteaux présenta les orateurs, avant de modérer les débats.

Christian Combaz, écrivain de renom, fut particulièrement écouté et applaudi lorsqu'il dénonça, notamment, l'abandon de la transmission de la culture française par l'école.

Karim Ouchikh, avocat, président exécutif du SIEL et administrateur du RBM, délivra une adresse exhaustive sur la dépossession de la souveraineté nationale par les institutions judiciaires européennes.

Cédric Milhat, fonctionnaire territorial, membre du bureau du SIEL, chargé des études et délégué régional Picardie (Somme) a développé une puissante analyse de la reconquête, émaillée d'exemples concrets, souvent éclairée par des citations empruntées au sociologue Marcel Mauss.

Jacques Bompard, député (NI) de la 4ème circonscription du Vaucluse, maire d'Orange, président de La Ligue du Sud fit part de sa grande expérience d'élu local, et insista sur l'impérieuse nécessité de « réinvestir » l'espace public, afin que la France retrouve sa souveraineté à partir des territoires.

Gilles Lebreton, professeur des Universités, ancien doyen de la faculté des affaires internationales du Havre, vice-président du SIEL, ancra ses développements sur « les trois droites » telles que définies par René Rémond dans une approche renouvelée de cette fameuse triade, qui fut discutée par plusieurs contradicteurs.

Le charismatique abbé Guillaume de Tanouärn, prêtre et philosophe, membre de l'Institut du Bon-Pasteur, directeur du Centre Saint-Paul et de la revue Objections, définit les traits de la civilisation française, et se fit l'avocat de la « préférence chrétienne » (que porte d'ailleurs le SIEL dans son programme).

Véronique Hervouët, psychanalyste et essayiste, vice-présidente du SIEL, et Sarah Vajda, romancière et biographe, docteur en littérature à l'EHESS, qui vient tout récemment d'adhérer au SIEL, enrichirent savamment, chacune dans leur domaine, la réflexion de tous :

Véronique Hervouët, après avoir fustigé « les libéraux-libertaires de la génération soixante-huitarde, qui en arrivant au pouvoir se sont distingués de tous ceux qui les ont précédés en optant pour un anti-conservatisme comme principe de gouvernement », indiqua que « pour nous sortir de cette ornière, il est primordial de redéfinir ce que sont les valeurs, dont se réclame toute pensée politique ; les valeurs sont les critères d'évaluation du Bien et du Mal sur lesquels se fonde une société pour déterminer son orientation sociale, politique, culturelle, c'est-à-dire civilisationnelle. Elles en sont la boussole et les garde-fous. Elles participent de l'élaboration, du respect et de la transmission de normes qui ont pour mission d'assigner des limites au champ d'action des individus qui composent la société ». En optant pour des valeurs comptables (outils de mesure des jouissances et de l'efficacité) et un relativisme culturel sans critère éthique, la génération soixante-huitarde a répudié le meilleur de ce que la culture chrétienne avait engendré, ces valeurs de justice, d'égalité et de solidarité qui donnent sens au concept d'intérêt général. Nous remarquerons que ces valeurs constitutives de notre société opposent des limites et donc un obstacle majeur à l'expansion totalitaire du mondialisme économique et financier. Faut-il s'étonner que ses oligarchies s'emploient si activement à faire disparaître les nations et la culture européennes ainsi que les valeurs chrétiennes qui les fondent ? Elle conclut par cette magnifique phrase d'Albert Camus prononcée en 1957, qui est plus que jamais d'actualité : « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La nôtre sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais notre tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse ».

Sarah Vajda, s'attacha, avec brio, à définir ce qu'est « être un clerc aujourd'hui », en nous adjurant « de devenir des noyaux assez durs pour que chacun de nous se fasse, bouclier, forteresse, de ce qu'il aime : la France, la littérature, le cinéma, la musique, la philosophie » : aujourd'hui seule la fabrication de l'individu, résistant aux pressions d'une civilisation marchande mondialisée, sera un frein et partant ce qui pourra détourner les groupes nations, états, cités de la voie où le capital les conduit, manifestement à tombeau ouvert... C'est là que l'artiste fait son entrée mais aussi, le médecin, sourd aux sirènes des laboratoires, le cuisinier, capable d'inventer des plats, le styliste, l'architecte, le professeur qui n'applique pas le programme quand il le juge indigne. Cas de conscience général, pas seulement « cas de conscience de l'officier » mais chacun où Dieu le destin ou le hasard l'a placé... Alors, au-delà des innovations voulues par le marché, reviendra le temps de la qualité, le temps des découvertes, celui des bâtisseurs, des constructeurs, des civilisateurs.

"L'esprit de Dourdan"

Présentés par Paul-Marie Coûteaux, plusieurs intervenants firent part, le dimanche, de leur expérience d'élus et de cadres politiques, tout en dressant des perspectives pour les prochains scrutins, petits cailloux sur le long chemin de la constitution d'un gouvernement de « Salut Public ».

Christian Le Scornec, présenta un grand projet en préparation : Notre Antenne, chaîne de télévision libre et indépendante, dissidente et alternative, ré-informant face à la pensée unique, ayant le sens de l'intérêt général, qui donnera la parole à ceux qui aiment nos racines, notre patrie, nos identités, et déclina les conditions de sa concrétisation, puis de son succès.

Pierre Tranchat, ancien cadre de l'UMP, puis du RPR dans l'Isère, membre du Comité directeur du SIEL, expliqua ce qu'il attendait du SIEL, en termes d'engagement politique à la base et de déroulé programmatique.

Christian Vanneste, président du Rassemblement Pour la France (RPF), ancien député (UMP) du Nord, dans l'impossibilité de participer personnellement au Forum pour cause d'engagement contacté de longue date à Nice, se fit représenter par un de ses proches Brice Blazy, secrétaire départemental du RPF - Oise - qui lança un appel au rassemblement des patriotes et à la nécessaire refondation de la politique française, avant de décliner de nombreuses propositions « ayant une forme, un contenu et un but », concluant par un vibrant : « Chers amis Patriotes, unissons-nous ! Commençons d'abord par partager cette espérance : Voilà le message en forme de missile sur la lamentable caste politique de notre pays qu'il faut lancer aujourd'hui pour redonner l'envie à nos compatriotes de réinvestir l'espace citoyen qui leur a été spolié ».

Pierre Hervieux, membre du bureau du Rassemblement sur l'Indépendance de la France donna de nécessaires éclaircissements sur la situation du RIF à la veille du dixième anniversaire de sa création. Après une année marquée par de regrettables remous, la contestation multiforme du président Bournazel, la démission du secrétaire général, un concours d'invectives violentes, la réunion, le 23 mars de la convention, organe suprême du RIF s'annonçait décisive ; il s'est félicité qu'elle ait abouti à des décisions précises, propres à remettre le RIF sur de bons rails. Après que, à une large majorité, le quitus ait été refusé au Président Bournazel, la convention a pris acte de cette démission de fait et décidé de créer les conditions d'une meilleure mobilisation de nos membres en vue de la réunion, le 5 octobre, d'une convention extraordinaire destinée à « remettre à plat » la nature et le rôle du RIF, notamment pour lui permettre de mieux jouer son rôle de liaison entre les souverainistes de tous les horizons, et d'en faire un instrument d'influence, de réflexion et de programmation des actions à mener pour recouvrer les instruments de la souveraineté nationale, bien d'avantage qu'un parti politique classique, ce qui n'est ni dans ses moyens, ni même dans sa vocation. La convention a mandaté une direction collégiale et demandé à Paul-Marie Coûteaux d'assurer la présidence, en attendant la désignation d'une nouvelle direction.

Laure Brard, membre du bureau du SIEL et responsable pour le Poitou expliqua pourquoi, après avoir été cadre au sein de Debout La République, lassée par la logique d'enfermement de cette formation politique, elle a décidé d'adhérer et de militer au SIEL.

Patrick Jaehrling, professeur d'histoire, maire-adjoint (UMP) de Chatillon (Hauts de Seine), sous les ovations de la salle, dit avec force, conviction et non sans courage qu'il avait décidé, tout en demeurant à l'UMP, "de considérer toute candidature de patriotes avec intérêt".

Denis Seznec, petit-fils de Guillaume Seznec (il s'est battu avec succès pour la réhabilitation de son grand-père), fondateur et président de l'association France-justice, qui vient d'adhérer au SIEL, expliqua avec passion le sens de son combat.

Julien Rochedy, directeur du Front National de la Jeunesse, témoigna, en fin de matinée, avec un enthousiasme décoiffant de l'implication de la jeunesse française dans le combat pour la survie de la nation.

Réensemencer la France

Apportant aux débats une dimension doctrinale de haut niveau, plusieurs intellectuels, essayistes, écrivains et universitaires exposèrent les éléments indispensables de culture politique que tout militant devrait posséder et eurent avec les participants des échanges longs et fructueux animés par Paul-Marie Coûteaux.

Christian Vauge, responsable SIEL Paris et directeur des études, rappela la situation prévalant dans la capitale et lança un appel aux participants parisiens à s'investir et d'abord et surtout à être candidats aux prochaines élections municipales.

Xavier Lemoine, maire (UMP/PCD) de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) et Président délégué du Parti Chrétien-Démocrate, merveilleux et exceptionnel homme politique, dont le nom et le visage sont pour nous ceux d'une avant-garde, affirma, sous les applaudissements, avec une foi qui fait son honneur, que la situation de notre pays était « gravissime » et qu'il était « nécessaire pour tous les patriotes de s'unir face à ces périls ».

Catherine Rouvier, docteur en droit, avocate et essayiste, vice-présidente du SIEL, avec son humour légendaire, fournit quelques outils sémantiques propres à déconcerter bien de nos adversaires - notamment dans le crucial combat que nous menons ces jours-ci contre le prétendu « mariage homosexuel ».

Philippe Martel, inspecteur de la Ville de Paris, ancien secrétaire national du RPR, chef de cabinet d'Alain Juppé au quai d'Orsay, puis à Matignon, expliqua les raisons de sa rupture avec ses premiers engagements après la création de l'UMP, qui marqua l'abandon des valeurs gaullistes, et n'hésita pas à narrer son parcours personnel, « du RPR au SIEL », dont il est un des animateurs depuis plusieurs mois.

Renaud Camus, enfin, immense écrivain, banni par la bien-pensance, président du Parti de l'In-nocence, expliqua, dans un magnifique discours aux accents prophétiques, pourquoi il ne cesse d'alerter ses compatriotes sur les menaces que font peser 'le grand remplacement' sur l'avenir du peuple français.

Dans son discours de clôture (dont nous reproduisons ci-dessous quelques extraits significatifs), Paul-Marie Coûteaux, président fondateur du SIEL, tint à rendre hommage aux courageux membres de l'UMP, dont la présence laisse augurer, en dépit de la frilosité remarquée de ses parlementaires et des membres de son état-major, de possibles rapprochements locaux fondés sur la préservation du bien commun, de tous les citoyens : « Il fallait bien du courage, de la patience et de la ténacité pour tenter de relever notre très audacieux défi : faire en sorte que se rencontrent dans une petite forêt non pas exactement les druides venus de toutes les tribus gauloises par nature inconciliables mais plus difficile encore, les principaux caciques de partis si jaloux les uns et les autres de leur territoire que, en bon chefs Gaulois, ils se tiennent à l'œil, et à distance. Réunir des personnalités qui se disent toutes patriotes et qui devraient le prouver en osant à tout le moins se voir et se parler les uns les autres, ce pari que nous avons fait en toute conscience, tout en le sachant à la fois nécessaire et impossible, ce pari pour la France nous ne l'avons, pour ce premier épisode, que très partiellement réussi.

En sommes-nous étonnés ? Non, car nous connaissons les rigidités qui sont celles des partis. Mais il fallait le tenter malgré ce que nous en savions, l'important n'étant pas de réussir immédiatement, du premier coup, aux fins, au moins, de montrer une main tendue, de poser une première pierre, une première marche sur un chemin en pente raide ». (...) « Devant une telle situation, dont c'est le grand mérite de ce Forum de Dourdan que d'avoir montré l'absurdité, nous ne pouvons que prendre le peuple à témoin : que nos compatriotes mesurent la portée de ce qui ce passe ici à Dourdan et dont nous autres au SIEL, qui ne sommes membres ni du FN ni de l'UMP, seront désormais les témoins : ces messieurs et dames de l'UMP ne pourront plus jamais parler d'Union et encore moins faire des sourires à un électorat dont il méprise si sèchement les porte parole : vous ne voulez pas leur parler, ne les accusez donc pas de diviser ; vous les ignorez, ne vous étonnez pas si leurs voix vous manquent ! » (...) « Je disais qu'il y avait plusieurs leçons à tirer de ce premier Forum : il y en a une autre que les membres du SIEL doivent garder présente à l'esprit : nous ne nous sommes pas trompés l'an dernier, ni même il y a deux ans lorsque notre prédécesseur, le RIF (qu'ont connu certains d'entre nous et qui est représenté ici), a proposé une union large des patriotes de l'UMP, des amis de Nicolas Dupont Aignan ou de Philippe de Villiers, comme aux divers cénacles de la nébuleuse souverainiste. Souvenez-vous, à l'époque déjà, seule Marine le Pen nous a répondu positivement, et c'est donc avec elle que nous autres gaullistes, souverainistes, républicains qui ne venons pas du Front National avons entrepris de travailler au rassemblement national. Eh bien, nous ne nous somme pas trompés : c'était un essai, il est réussi, et nous confirmons notre engagement : nous voyons bien que la carte du rassemblement, je devrais dire le défi du rassemblement, est relevée par le seul personnage dont nous pouvons être sûrs que le nom entrera dans l'histoire, Marine le Pen. La preuve est faite ici qu'elle seule est au rendez-vous que nous fixe notre peuple en sorte que nous confirmons ici, un an presque jour pour jour après notre fondation, notre volonté de créer ce Rassemblement Bleu Marine qui devient urgent et dont le SIEL se veut et constitue déjà un pilier majeur. Je viens de parler de notre peuple : à la fin des fins, c'est sur lui et non sur les politiciens qui ne sont même plus au rencard, sur notre peuple et non sur « les profiteurs d'abandon et autres débrouillards de la décadence» que stigmatisait déjà le Général. Oui, nous comptons sur le peuple français et la volonté d'un très grand nombre d'entre eux qui intimeront aux états major l'ordre de constituer ensemble une grande force nationale, sinon unie, du moins alliée. Sondage après sondage le nombre de Français qui veulent l'union est de plus en plus grand et certes la situation progressivement dramatique de notre pays ne fait que grossir leurs rangs. Oui, je le dis ici pour conclure mais je voudrais que cette conclusion soit pour nous tous une ouverture : si la France sait ne pouvoir compter à la fin des fins que sur son peuple ce n'est pas seulement parce qu'elle l'a appris au fil de son histoire mais c'est aussi parce que se peuple, dans sa sagesse est infiniment politique. Jamais l'électorat français n'a accordé la majorité de ses voix à un seul parti et même le Général, aussi populaire fut-il, en a fait plusieurs fois l'expérience, lui dont le RPF, après avoir approché 40 % de l'électorat, finit par sombrer faute d'avoir su conclure des alliances ; un Général qui, au sommet de sa puissance, eut bien besoin du MRP puis des Républicains Indépendants ...

Le peuple français aime à se diviser, c'est l'une de ses faiblesses les mieux connues ; mais il veut aussi des alliances, des unions, des rassemblements authentiques et s'il cherche aujourd'hui l'union de ses forces vives, à commencer par cette union des droites que désormais la majorité des militants de base des partis réclament eux mêmes, c'est qu'il sait, qu'il sent, qu'il y a une urgence absolue. Qui ne le voit ? La France est aujourd'hui en grand danger non parce que l'ennemi est aux portes mais parce qu'il pourrait arriver que la France, derrière le paravent trompeur d'un amas d'administrations coûteuses et débilitantes, de services publics enchevêtrés, d'autorités hautes ou basses qui n'ont nulle autorité, la France finisse par n'avoir plus d'Etat. Un Etat qui ne dirige plus, un Exécutif qui n'exécute plus, un Parlement qui légifère dans le vide et multiplie les lois sans effets, sinon scandaleuses et de toute façon dérisoires, un Gouvernement qui ne gouverne plus, des élus sans lien avec leurs électeurs et qui ne les représentent plus, comment cela s'appelle-t-il ? Cela s'appelle l'anarchie. Quiconque connaît l'histoire de la France sait que l'anarchie est son démon, qu'elle engendre périodiquement des violences, des disettes, des pauvres qui vont errants sur les routes et cela pendant des années qui plus cruelles et plus dures que tout ce que l'homme moderne peut imaginer au moment où les masques de la prospérité ne font que commencer à tomber. Et l'anarchie, dont je répète que nous sommes proches, peut durer d'interminables années jusqu'à ce que resurgisse un pouvoir suffisamment légitime c'est-à-dire soutenu par une partie suffisamment large du peuple pour prendre en mains le pays. C'est pourquoi ce qui nous intéresse n'est pas tant la décadence publique d'aujourd'hui ou le chaos de demain que l'émergence, qui se forme ici en secret, d'une large et puissante et neuve légitimité, bien plus large qu'une simple majorité toujours relative et donc toujours faible, large et consciente de ses diversités, plurielle comme l'est notre peuple, large parce qu'elle transcendera les partis, large parce que les millions de solitaires abandonnés, dégoûtés ou déboussolés se retrouveront toujours autour d'une figure simple et populaire pour créer ce que de Gaulle appelait « le Rassemblement des Français sur la France » : eh bien, mes amis, je suis sûr que ce large rassemblement national se forme aujourd'hui et qu'il s'avance en silence, comme disait Nietzsche, « sur des pattes de colombe » !

Ces journées ont été marquées par une rencontre amicale avec la Présidente du Front National, le samedi en fin d'après-midi : Marine Le Pen, voulant encourager cette heureuse initiative du SIEL, a tenu à saluer, longuement et chaleureusement, chacun des participants.

La grande qualité des interventions, l'intérêt réel marqué par les participants, la vivacité et la profondeur des débats, sans oublier l'affectio societatis qui a marqué ce Forum des Patriotes, a prouvé - si besoin en était- le rôle essentiel qu'a acquis le SIEL au sein du Rassemblement Bleu Marine, grâce à la qualité de ses cadres, candidats; et militants réunis à Dourdan, pour réensemencer de la France dans les esprits et les combats.