Légionnaires face au Sénat

Rassemblement Bleu Marine

Communiqué de Karim Ouchikh, conseiller de Marine Le Pen à la Culture, à la Francophonie et à la Liberté d’expression, Président exécutif du SIEL du 30/04/2013

Au panthéon de l’histoire militaire française, la bataille de Camerone figure probablement parmi ces hauts faits d’armes qui illustrèrent le mieux le courage et la bravoure des forces armées de notre pays, non sans contribuer depuis lors à façonner de manière décisive la légende de la Légion étrangère.

Le 30 avril 1863 au matin, retranchés dans l’hacienda située dans la localité de Camerone, 62 légionnaires et 2 officiers, tous placés sous le commandement du capitaine Danjou, affrontèrent 2.000 fantassins et cavaliers mexicains. Résistant onze heures durant aux assauts répétés de l’ennemi, lui infligeant des pertes considérables, les troupes françaises combattirent avec opiniâtreté, avant d’être peu à peu décimées sous le poids numérique des forces adverses. A 18 heures, alors qu’ils s’apprêtèrent à livrer leur ultime combat, les cinq derniers légionnaires survivants acceptèrent de se rendre à la condition qu’ils puissent conserver leurs armes et porter secours à leurs camarades blessés. Fondatrice de la légende de la Légion étrangère, inséparable de l’épopée militaire de la France, l’héroïque bataille de Camerone restera assurément l’épisode le plus célèbre de l’expédition française au Mexique voulue par l’empereur Napoléon III.

Le 30 avril 2013, la Légion étrangère célèbrera le 150e anniversaire de la bataille de Camerone. En ce jour anniversaire, rassemblés autour de leurs forces armées dans un même élan patriotique, nos compatriotes rendront un hommage unanime à une institution d’élite qui s’honore plus que jamais de défendre partout les intérêts vitaux de la France, en Afghanistan, au Liban, en Côte d’Ivoire ou bien encore au Mali, où l’un des siens, – l’adjudant Harold Vormezeele, du 2e REP -, fut dernièrement tué au combat dans l’accomplissement de sa mission.

A tous nos valeureux légionnaires, engagés sur tant de théâtres d’opérations en risquant leur vie à tout moment, la patrie leur témoigne à chacun, en cet instant de communion nationale, une infinie reconnaissante.