Militaire Besançon

Comme chacun le sait, l'armée Française va passer prochainement sous les fourches caudines de l'économie au détriment de notre intégrité nationale mais aussi du devenir social de plus de 20 000 personnes et de leur famille. Le quotidien L'Est républicain du 30 avril 2013, sous la plume de Bernard Payot nous évoque l'avenir assez gris qi s'annonce pour "la grande muette" en Franche-Comté.

"Commandant l’état-major de forces n° 1 (EMF1) de Besançon, le général Marc Foucaud était, mardi, à l’école militaire à Paris où le ministre de la Défense a livré les premières grandes lignes du Livre blanc. Comme tous les officiers supérieurs et personnels civils présents, il sait donc que pour la période 2015-2019, l’armée va donc devoir « gérer » la suppression de 24 000 postes supplémentaires. Si à ce propos, aucune information n’a en revanche été donnée sur l’impact précis des mesures dans chacune des bases de défense, « des objectifs globaux ont été fixés en fonction de la menace », indique encore le général Foucaud.

« Sachant que les arbitrages appartiennent au politique, des propositions concrètes devront donc être faites d’ici le mois de mai en ce sens pour un premier débat parlementaire avant l’adoption de la loi de programmation à l’automne », précise-t-il encore.

Concernant l’armée de terre, il est ainsi acquis qu’elle va devoir perdre l’équivalent d’une brigade interarmes. Toute la question consiste donc désormais de savoir où et comment. Et c’est bien là où le général Foucaud entend mettre en avant tous les atouts de la Franche-Comté : « La concentration de ses unités, ses capacités d’entraînement avec notamment le camp du Valdahon, la bonne intégration au sein de la population ou encore le soutien actif des collectivités ».

Pour la région, l’enjeu est d’importance puisque l’armée y est fortement implantée avec le 35e RI et le 1er RA dans le Territoire de Belfort mais surtout, à Besançon, avec le 19e RG, le 13e RG du Valdahon, le 6e RMAT, les états-majors de la 7e Brigade blindée et de l’EMF1. Soit un total de 9 000 militaires dont plus de la moitié à Besançon.

Sans oublier, bien sûr, la base aérienne de Luxeuil qui a aussi valeur de vitrine emblématique."